Camp Berger Alpina 2026, du vendredi 17 au mercredi 22 juillet 2026.
Participants au camp : Béa, Geneviève, Yvan, Caillou
Les préparatifs :
En prévision d'une explo au scialet Robin nous prenons les
cordes et amarrages nécessaires au local. Béa et moi-même
partons dès le jeudi 16 après-midi pour bivouaquer le soir,
enfin au frais, sur le plateau vers Font d'Urle. Le vendredi
petit détour à St-Jean-en-Royans pour récupérer du matos à
Croque Montagne. En effet 15 % de réduction pour les
participants au camp Berger, c'est toujours bon à prendre ! Et
raison de plus pour un aveyronnais...
Arrivés au camp peu de monde encore, et les structures
collectives sont en cours de montage (barnums, sanitaires,
etc...). Nous montons notre barnum 3mX3m, non sans difficultés,
à cause de bourrasques de vents intermittentes.
Yvan arrive, et nous filons un coup de main au montage des
tables et bancs, en bois "d'arbre", fabriqués pour l'occasion,
en pièce détachées, par l'un de l'équipe d'organisation.
Geneviève nous rejoint en fin d'après-midi. Préparatif du matos
pour notre descente au Berger prévue le lendemain samedi.
Samedi 18 juillet (et dimanche 19) : Berger
Nous décollons du camp à 8h30 pétante. Environ demi-heure
jusqu'au parking de la Molière (en passant par la route du
tunnel du Mortier). Puis trois bons quart d'heure de marche pour
accéder à l'entrée de la cavité. Plusieurs équipes sont déjà
entrées, dont les premières vers 6h du matin. La plupart ont le
fond comme objectif.
Entrée vers 10h45 notre petite équipe descend tranquillement.
Pique nique au Vestiaire (vers -640) avant d'attaquer la partie
technique des mains courantes des Couffinades jusqu'au Grand
Canyon. La suite s'enchaîne bien, et l'on arrive au fond, devant
la vasque où il faut se mouiller les jambes, vers -1100 et des
poussières. Il n'est pas loin de 17h. Yvan a envie de voir le
siphon terminal à -1122. Nous l'attendons tranquillement, après
tout, on est sec jusque là... Et reste encore le retour !
Photo de notre groupe, puis nouveau pique nique au bivouac
historique ("camp des étrangers", au sec sur l'éboulis à
mi-chemin entre le puits de l'Ouragan et le fond) avant
d'attaquer la remontée. Tous les puits sont équipés hors flotte.
Nous remontons lentement, et les parties techniques des
Couffinades ne sont pas toujours faciles... Le niveau d'eau est
très bas et l'on ne se mouille pas du tout, ou très
occasionnellement quelques gouttes mineures au départ de
certaines cascades.
Nouveau pique nique au Vestiaire, encore un arrêt bouffe à
-230m avant d'attaquer les puits, et nous sortons au levée du
jour, à 6h du matin, pour les derniers.
Nous sommes au camp à 8h30. La journée ne sera pas très
productive ! Siestes et repos...
Lundi 20 juillet : Scialet des Saints de Glace
Béa, Geneviève, Yvan, Caillou
Le trou a été équipé dans le cadre du camp Berger.
Nous partons à pied du camp en faisant un détour par la grotte
de la Chèvre, histoire de marcher au frais dans les bois. Une
heure de rando pour arriver devant l'entrée d'où souffle un très
violent courant d'air glacial ! Il faut dire que le trou est
l'une des entrées du "Trou qui Souffle", plus de 45 km de
réseau...
La cavité est agréable : petits puits, beaux méandres,
conduites forcées, et enfin grande salle (salle Hydrokarst) et
beaux volumes jusqu'au siphon vers -220m. Celui-ci qui n'est
qu'une voûte basse car il y passe pas mal de zeff !
Environ 4 à 5 h d'explo et nous rentrons à pied au camp cette
fois par la piste et la route. Une amie spéléo de Béa, Angeline,
nous retrouve pour le repas collectif du camp, pour lequel nous
nous sommes inscrit, et préparé avec soin et amour par l'équipe
des jeunes bénévoles organisateurs. Excellent !
Mardi 21 juillet : scialet Robin
Béa, Yvan, Caillou
Malgré une heure de route pour s'y rendre (c'est dans la forêt
de Lente) nous sommes fin près et y partons avant 9h. Petites
courses à la Chapelle, le "café - croissants", et nous sommes à
pied d’œuvre vers 11h. Je commence l'équipement des deux
premiers puits et Yvan prend le relais pour la suite et le P140
! Tout se passe bien mais trois petites vires à équiper pour le
hors crues, les fractios, et le pendule : tout cela prend du
temps, évidement !
Nous visitons une bonne partie du réseau horizontal ; faut dire
que, pour moi, c'est la troisième fois que je visite le trou et
je connais bien le parcours, et, de plus, le "Labyrinthe" a été
balisé, ce qui évite de chercher les passages. Toujours aussi
plaisant de déambuler dans ce réseau ! Béa et Yvan se relaient
pour le déséquipement. Nous retrouvons Geneviève, gardienne des
véhicules, vers 20h bien tassé, soit environ 9h d'explo à la
louche.
Bon repas le soir et dodo !
Mercredi 22 juillet : balade
Nos deux "collègues" partent dans la matinée, et avec Béa nous
allons nous balader au-dessus du tunnel du Mortier, vers "la
Buffe", histoire de suivre un peu le haut des immenses et
impressionnantes falaises "vercoriennes" dominant la vallée de
l'Isère.
Incursion dans le tunnel du Mortier, maintenant interdit (cause
éboulements fréquents sur la route qui redescend dans la vallée
de l'Isère). Au passage vue sur le scialet du Mortier, ouvert à
l'époque lors des travaux de percement du tunnel (1967) et
exploré jusqu'à -396 m.
Et dernier bivouac au camp Berger avant de regagner les causses
le lendemain jeudi 23...
Caillou