mardi 28 avril 2026

Aven du Mas Maury : reprise des travaux

 lundi 27 avril 2026, aven du Mas Maury, causse Noir.

Geneviève, Béa, Jacques, Caillou

Nous montons en fin de matinée et commençons par un bon pique nique, sous un soleil parfois voilé, mais très agréable.

Après le café de fin de repas (ne manquons pas à la tradition), installation de la chèvre, haubanée pour ne pas qu'elle s'échappe. Deux dans le trou au grattage, et deux dehors au tirage (tiens ça ma rappelle un jeu de la FDJ, et la blague qui va avec...).

 Le fond est un passage étroit entre terre et paroi, par où passe le zeff toujours aussi fort. On se relaie au grattage. Geneviève tente de se faire écraser par un bloc qui se décolle du talus mais, manqué ! il passe à côté ! 

Qu'à cela ne tienne, on continue à creuser. On va pas stresser ! Cool. On arrive à s'enfiler verticalement, de notre hauteur, jusqu'à un passage étroit, mais en pleine roche, avec le zeff... Donc bonne bouille !

Mais il est temps d’arrêter notre chantier pour déguster les bières de la fin de la désob avant leurs dates de péremption. Il n'est jamais trop tôt pour s'en préoccuper. Principe de précaution. Et puis les heures sup. ne sont pas payées.

Un étayage de sécurité s'impose, puis la vidange de la terre qui encombre encore le bas, soit une bonne grosse journée ! Puis on pourra attaquer, au point bas, la roche avec les moyens que l'on connait.

La suite au prochain épisode,

Caillou

Aven des Quatre Vents, début déséquipement.

 

Samedi 25 avril 2026, aven des Quatre Vents, causse du Larzac

Geneviève, Béa, Caillou

En préambule : une équipe du CLPA avait fait le trou dimanche dernier. lors de leur explo, un très gros caillou était posé sur le plan incliné du tout début du trou, et le premier équipier a posé le pied dessus, le faisant partir dans le puits. Il s'en ait suivi une grosse tonche. Dans la foulée il nous ont signalés aussi une petite tonche dans le P28 suivant.

Et voilà donc notre trio à l'entrée de la cavité vers 10h30 bien tassé. Fort de cet info du CLPA, nous avons prévu de changer les cordes des deux premiers puits. Béa se charge du premier de 38m (la diaclase), en totalité, en laissant la vieille corde pendre dans le puits. J'enchaîne le puits de 28m suivant par l'équipement en double par les broches.

Notre première mission terminée, direction la galerie de Mars où nous pique niquons. Puis nous voilà partis vers l'Aval Actif, avec comme objectif de tout ré équiper propre et de déséquiper ce réseau en remontant. Je pensais qu'il n'y aurait pas tant que ça à faire (5 ou 6 spits), et donc que ce ne serait pas très long... Erreur de jugement !

En fait, pour résumé, tout le réseau était équipé mode "première à minima", avec AF, spits (4) et goujons (8) en mono point, dont certains implantés parfois sur roche douteuse, et même, pour un goujon sans plaquette, la dyneema entourant le goujon, calée par deux écrous... Le tout sans frottements tout de même. Donc, tout, ou presque, à reprendre...

16 spits plus tard, et presque autant de nouveaux AF, permettent de finaliser le ré équipement complet de ce réseau. Nous doublons même les 4 anciens spits par des inox. De toute façon il a été impossible d'en dévisser les boulons !

Béa se charge du déséquipement de la zone, utilisant la technique du CCC (Couteau Coupe Corde), déjà éprouvée dans une explo précédente, méthode radicale, rapide et efficace, et la seule d'ailleurs possible utilisable !  

Arrivés à "Mars" nous reconditionnons nos kits ; l'heure tourne : il est 20h45. On décide de ne pas se charger comme des mules, en faisant des kits chargés modérément. On laisse donc quelques cordes au Carrefour de Mars et entamons notre remontée vers 21h passée.

Au retour nous enlevons la corde tonchée de l'entrée (il y avait deux cordes, celle du bas est laissée lovée au bas du puits), déposons l'ancien équipement du P28 (il n'y a plus la fameuse déviation qui en a fait râler plus d'un...). La corde de ce P28 est resté en vrac stockée en haut.

Nous sortons à 1h15, après 14h30 d'explo environ.

Caillou

PS : le mousqueton de Polo est à récupérer chez moi.



Aven du Rabiné : une nouvelle entrée ?

 Vendredi 10 avril 2026, aven du Rabiné, causse de Sauveterre

Bonjour,

Les nouvelles de cette explo.

Nous descendons avec toute la panoplie de matos pour poursuivre l'explo d'un laminoir s'ouvrant à 8 m du fond du P18, ainsi que d'une suite possible située en hauteur dans la salle de l'Orgue Géant (désob et escalade derrière).

Nous commençons par lever la topo du laminoir. Nous constatons un courant d'air sensible au terminus, mais c'est impénétrable. Puis quelques mètres avant, un aménagement au plafond nous permet d'avancer d'une dizaine de mètres de plus dans un méandre. Mais là aussi, ça finit par ne plus passer. Il est difficile de dire s'il s'agit d'un aval ou d'un amont. Mais la direction semble indiquer que c'est un amont.

Après ça, l'heure a tourné et il ne reste plus assez de temps pour aller dans la salle de l'Orgue. Nous avons quand même le temps de tenter d'atteindre d'autres lucarnes situées à 15 m du bas. Fabien se positionne à la bonne hauteur et en l'aidant à penduler, il réussit à se propulser d'un côté à l'autre du puis de 8 m de diamètre, et finit par les atteindre (un vrai numéro de cirque !). Mais ces deux départs se terminent rapidement.

Il n'y a plus qu'à remonter. En arrivant à la surface, comme il nous reste encore du temps, je propose à Fabien de fouiller la doline pour voir s'il n'y aurait pas un départ sur le bord nord. Ça correspond à la direction du réseau remontant où la cote -14 a été atteinte début janvier. En effet, au terminus, il y a du courant d'air et en théorie, il devrait y avoir une sortie en surface. Et là, surprise, au bout de 28" de recherche, nous voyons un départ sous une strate, pile là où nous l'avions imaginé. Et cerise sur le gâteau, il y a du courant d'air ! En 10 mn cela devient pénétrable et Fabien m'invite à passer. Au bout de 5 m, ça s'agrandit nettement sur encore 8 m jusqu'à une colmatage laissant passer un peu de courant d'air. Autre surprise, nos yeux tombent sur un graffiti avec un nom écrit (André Julier 28/03/66). Il y a 60 ans donc !


 

 Il se trouve qu'André Julier a trouvé l'aven du Rabiné en juin 1967. Aucun écrit n'existe sur cette cavité dont l'entrée a été rebouchée à un moment donné. Elle peut donc devenir la 3e entrée au réseau, si les obstacles peuvent être franchis. On verra ça dans les prochaines semaines.

Eric 

jeudi 9 avril 2026

Aven des Lézards, Monts de Lacaune

Aven des Lézards, mardi 7 et mercredi 8 avril  2026. Massif de la Mauriole, Brusque.

 Béa, Caillou

Comme dit dans un précédent mail, un couple de retraité ne se résout pas à quitter les Monts de Lacaune.

Bivouac le lundi soir sur la parking du village de vacances de Céras (Brusque).

Le mardi matin nous partons vers l'entrée de l'aven des Lézards, dans les pentes raides qui dominent la source et l'évent de Céras, 100m plus haut en altitude et 300m en distance de ce dernier.


 

Il s'agit d'un trou que j'ai découvert le 18 mars dernier, dès l'entrée, après une courte désobstruction. Commençant par un puits, sondé à 6 m environ, il ne m'avait pas été possible de le descendre.

Ce mardi donc il ne reste plus qu'à poser la corde et à explorer le trou ! Un puits de 6 m environ et fissure et éboulis en bas ; belle gueule, courant d'air... et une lucarne à -3m continuée par un bout de conduit et un ressaut de 2 m donnant dans une mini salle.

Enthousiastes nous laissons notre matériel à l'entrée, non sans avoir relevé la topo, et redescendons à Céras. Lavage du matos, courses de bouffe, petite balade jusqu'au vieux château de Brusque... Et à nouveau bivouac sur notre parking !


 

Le lendemain, mercredi, nous montons, comme la veille, en haut du village de vacances (avec la bénédiction du personnel d'entretien) pour gagner un peu en dénivelé, car ça grimpe sec pour aller au trou ! Nous montons piochon, pied de biche, seau, pailles, scie, tout le nécessaire du parfait désobeur.

Après plus de 5 h environ de travail, entrecoupées de la pause pique nique, nous descendons de 3 mètres entre éboulis et paroi, suivant une fissure latérale étroite. nous pouvons stocker les déblais dans deux alcôves. Nous coupons également des bouts de bois pour étayer notre éboulis afin d'y travailler en sécurité. Au final, rien d'évident... Mais une séance reste à faire pour savoir s'il peut y avoir une suite en suivant verticalement la fissure parallèle ou si, au contraire, ça repart sous l'éboulis, auquel cas ce sera "très mal barré" !


 

Évidement l'intérêt de la cavité est sa situation, dans l'alignement "perte de la Mauriole, aven de Soubras, Évent de Céras"... Si réseau il y a, il est forcément dessous !

Caillou



 

Camp sur les Monts de Lacaune

Camp "Monts de Lacaune" du 4 au  6 avril 2026.

Vendredi 3 avril : 

Polo, Typhaine, Mélanie, Béa, Caillou

Bivouac pour les premiers arrivés à Marcounet, sous un fort vent glacial ! Heureusement le proprio des lieux arrive et nous prête la grange pour se mettre à l'abri !

Samedi 4 avril :

Aven du Mont Marcou

Yvan, Polo, Typhaine, Mélanie, Béa, Caillou

Yvan nous ayant rejoint tôt le matin nous entrons dans la cavité vers 10h30. L'équipement est facile grâce aux broches, chaînes et sangles de déviations en place. Nous nous relayons à l'équipement et Yvan se chargera du grand puits de 140 m.

 

L'ambiance est humide dès le premier puits, un petit ruisselet se jetant dans la cavité. Mais c'est dans le P24, qui précède le grand puits, que nous serons les plus arrosés, surtout à la remontée ! Heureusement le grand puits est un peu à côté du plus gros du ruissellement. 

Typhaine hésite à descendre le P140 et préfère nous attendre à la salle de Joly. Ce n'est que partie remise et une prochaine explo est à programmer ! Donc une fois en bas nous ne traînons pas pour remonter et déséquiper le tout.

Nous sortons vers 16h30 et profitons du beau temps, sans vent, pour "désenkiter" et plier les cordes. Quelques boissons rafraîchissantes sont là pour nous désaltérer ! 

Nous rejoignons enfin le gîte du Déves où nous attendent déjà Luc, Jérôme, Jean-Christophe et Céline.

Luc et Jérôme en ont profité pour repérer l'entrée de Panthère, de Ostéopo (deuxième entrée de Panthère), et la résurgence de Rose dans laquelle ils vont faire un tour jusqu'à la salle Cambos.

La soirée ne manque pas d'ambiance, un tant soit peu bruyante, au détriment d'un groupe de cycliste qui vont se coucher assez tôt, mais qui donneront la pareille, tôt le lendemain matin, pour ceux d'entre nous qui ont dormi dans le dortoir !

Dimanche 5 avril :

"Panthère - O2" / "O2 - Panthère" / "O2 - résurgence de Rose"

Quel programme !

Une équipe (Luc, Jérôme, Mélanie, Typhaine, Céline) qui part équiper la falaise de 75 m d'accès (l'un des accès) à la vire où s'ouvre l'aven O2 pour descendre par O2, et remonter par la traversée dite "indirecte".

Une autre (Béa, Jean-Christophe, Yvan, Polo, Caillou) qui entre dans Panthère pour passer par "l'indirecte" et sortir par O2, en déséquipant O2 (sur la demande du club des "Passe Par Trous"). 

Et en commun la visite de l'amont de la rivière au delà du P35 d'accès à celle-ci.

Aucun soucis, les cordes sont en place dans toute la cavité et les deux équipes au complet, ou presque, se rejoignent dans la rivière amont de Rose. Luc a préféré rejoindre la surface via Panthère, puis, sur des hésitations de cheminement, ne connaissant pas, préfère au final se retourner et sortir par la résurgence... Comme quoi, bien des possibilités de sortie dans ce réseau ! et d'égarement...

Les équipes s'inversent donc, en déséquipant O2 et la falaise, avec un superbe point de vue !

Ce sont 6 à 7 h d'explo, environ, qui seront tout de même nécessaires ; la rivière amont, avec ses mains-courantes plutôt "tire bras" et ses biefs, prenant pas mal de temps.


 

Alors que Céline et Mélanie rentrent vers leurs doux foyers, le reste de l'équipe se rend à nouveau au gîte. La soirée rivalisera d'ambiance et s'étirera au-delà, pour certains d'entre nous...

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 6 avril

Traversée "Quinze de la" - "Mary's Baby" (et inverse)

Comme la veille, deux équipes, chacune de par une entrée. Enfin, trois équipes.

Une équipe de secours (Polo et Typhaine) : établissement du PC au bord du Dourdou, entre Arnac et Brusque.

Une autre (Béa, Yvan, Caillou) qui entre par "Quinze de la", avec quelques cordes pour doubler celles existantes, car nos informateurs ont un doute sur leurs intégrités.

Troisième équipe (Jérôme, Luc et Jean-Christophe) qui entre par Mary's Baby, avec des cordes pour doubler aussi éventuellement les équipements en place, qui ne sont plus en place (à part la main courante d'entrée).


Tout se passe au mieux, nos deux équipes se croisent dans l'affluent, et ressortent toutes les deux pratiquement en même temps, après moins de 4 h d'explos.

Nous retrouvons la première équipe de soutien moral et logistique au bord du Dourdou ; after, lavage de quelques cordes, et nous nous séparons...


 

Un couple de retraité n'a pas envie de partir du coin et va bivouaquer à Céras, mais ce n'est plus dans le cadre du Camp !

En épilogue, après ce compte-rendu plutôt purement "spéléo' logique' technique", que vous avez bien entendu tous lu et relu avec enthousiasme et envie, les larmes aux yeux, nous n'avons évoqué que si peu les deux bonnes soirées conviviales que nous avons passées.

Il faut féliciter nos fournisseurs et nos cuisiniers, sans qui nos agapes n'auraient pas eu autant de saveurs et de délices, à faire pâlir les plus grands des chefs étoilés.

Merci donc à Jean-Christophe, Polo, Yvan, et les "petites mains" qui, dans l'ombre, ont œuvré à la réussite de ces fabuleux repas !

Dommage pour les absents au  camp !  

Caillou

 Toponymie : "O2" Rose, "Panthère" Rose, "Ostéopo" Rose, Rose "Mary's Baby", "Quinze de la" Rose... Si pas compris cherchez pas.



mardi 31 mars 2026

Aven des Quatre Vents : Welcome to Mars

 Vendredi 27 mars 2026, aven des Quatre Vents, Larzac.

Tiphaine, polo

On sent que la fraîcheur est de retour nous somme donc bien content de repartir sous terre.
 
 Malgré certaines frénésies ces derniers temps, nous nous retrouvons seulement à deux pour cette balade.
 
Typhaine souhaite découvrir son potentiel en sortie profonde. Ces derniers temps elle enchaîne des projets mûris de longues discutions et entraînements pointus. Des puits de plus en plus hauts, pas toujours avec les plus '' sérieux'', mais avec des chênes costauds. L'équipement complexe accompagner des fameux initiateurs du Club. Et là descendre aux alentours de-400 ! Youpi !
 
Direction la boulangerie, et le café, après avoir éviter une prise d'otage par des agents bureaucratiques d'une certaine agence, obligé de collaborer un minimum si on veut avoir des impressions A3 de qualité. 
Sur la route on redéfini notre rythme, du fait du repoussement de l'heure de sortie après une discussion avec Mélanie. On peut donc être à la cool et aller visiter avec largesse dans les plus hospitalières étroitures. En gardant la casio sous la pommette !
  
Ça claque les portes, marche, saute des clôtures, bouge du bois, frotte et rote, ripe. Salut la dolomie et salut le calcaire, Welcome to Mars, sacrée galerie.
 
 On a le temps, alors allons en dessous des 400, ça permet d'expliquer et d'observer de beaux mousquetons lépreux! J'en double un au cas où, et je vais l'oublier à la remontée évidemment! 
Géologiquement Il y a bien des petits fossiles dans le calcaire, en bas dans le collecteur peut être quelques semblant de géode. Il y a plusieurs strates de roches stratifiées noires friables, du charbons? Marne/argile? ferreuse? Plutôt horizontales. 
 
 
 
 
 
On a visité succinctement le petit collecteur et les galeries de Mars. Celles ci sont assez esthétiques, les plafonds grandioses de taille et de régularité, le mythe de cthulhu n'a qu'à bien se tenir ! On va visiter le fossile blanc, attention fragile, c'est beaux, c'est blanc alors comme ici et ailleurs dans cette cavités et les autres restons propres pour que les générations futures voient elles aussi ces magnifiques spectacles que nous offre l'eau et la roche ! 
 
A la remontée on va s'enticher d'un kit. Qui tel le faisan au bords de route nous attendait avec son grand œil rond. A qui remettons nous ce petit mais lourd animal, humide et sablonneux ? 
Typhaine l'a pris sur tout les grands puits pour ne pas à avoir à se faire l'étroit final ! Chapeau l'artiste ! 
Nous voilà sorti à faire les flamands roses, dansant d'une jambe à l'autre pour se changer dans le courant d'air vivifiant du causse. 


C'est la fin de la représentation, et demain on en programme une seconde, c'est sans se nettoyer que l'on ira se balader dans les rues et prônait olfactivement La Speleo Caussenarde! Viva carnaval !
 

 
 

 
 Polo
 

 

Aven de Combe Grèze : Aller retour en TGV.

 Dimanche 29 mars 2026, aven de Combe Grèze

Hugo, Pierre

Nous rentrons sous terre vers 9 h 45 et nous allons jusqu'au bout du méandre sans fin qui de plus en plus porte bien son nom...
Hugo ne résiste pas à la tentation d'aller voir un peu plus loin que le dernier élargissement effectué, on vous rassure, le méandre continue...
Nous sortons à midi et quart pour rentrer à la maison où la tartiflette finira de nous réchauffer.

Aven du Mas Maury : reprise des travaux

  lundi 27 avril 2026, aven du Mas Maury, causse Noir. Geneviève, Béa, Jacques, Caillou Nous montons en fin de matinée et ...