jeudi 24 septembre 2026

Camp karst de la Rencluse, Pyrénées, Espagne.

27 au 31 août 2026, recherches sur le karst de la Rencluse, Massif de la Maladeta (Espagne), 

Le séjour d’août 2024 avait permis de remettre les pieds sur ce karst que les anciens de l’interclubs MJC Rodez, Alpina et GAES avaient prospecté en août 1988. Cette année-là, nous étions invités par l’Espeleo Club de Sabadell qui explore toujours ce secteur du massif de la Maladeta (ainsi que le karst de la Paderna plus à l’ouest et celui de l’Escaleta plus à l’est).

Suite à une reprise de contact en avril 2024, nous avons eu le plaisir de rencontrer deux spéléos de ce club (Manel et Tony), avec qui nous avons exploré et projeté de nouvelles explos pour les années suivantes.

Lors du camp d’été de 1988, la cavité la plus importante découverte sur le karst de la Rencluse était le forao RE4. Il est parcouru par un fort courant d’air et sa situation à proximité de la perte de la Rencluse, faisait et fait toujours rêver à la découverte d’un aval important se dirigeant vers le réseau inconnu du forao des Aigalluts. Perte plus connue sous l’appellation erronée de trou du Toro et dont les eaux ressortent dans le Val d’Aran au Guelh de Joèu. Cette relation a été prouvée par la célèbre coloration de Norbert Casteret en 1931.

C’est cette cavité qui a motivé notre retour en 2024. Cependant, nous en sommes ressortis avec le sentiment mitigé que ce n'était pas aussi évident que ce que nous avions en tête. D’une part, l'accès au terminus est assez étroit sur une vingtaine de mètres et avant de progresser vers l'inconnu, il faut commencer par aménager plusieurs passages. D’autre part, le courant d'air est bien présent au terminus, mais une partie s'échappe avant dans des trémies impénétrables qui pourraient ressortir à la surface proche.

Suite à ce séjour, nous étions arrivés à la conclusion qu’une prospection hivernale pouvait permettre d’observer si les cavités restent ouvertes grâce au courant d’air soufflant et se faire une idée plus précise sur les chances d’accéder au réseau profond de la perte de la Rencluse. Mais comme il est difficile de faire coïncider les bonnes fenêtres météos et nivologiques avec les disponibilités, ce projet n’a pas pu se concrétiser lors des deux hivers suivants. Ce n’est que partie remise !

En revanche, cela n’empêchait pas de poursuivre les recherches l’été en rajoutant un objectif, celui de lever la topographie des 4 cavités du secteur, afin d’avoir une idée plus précise de leur positionnement.

Ainsi nous nous sommes retrouvés à 7 au camping Turpi le jeudi 27 août (Aude Hourtal, Anne-Marie et Bernard Piart, Maixent et Marinou Lacas, Éric et Véro Boyer). Manel Llenas du spéléo club de Sabadell ne pouvait pas être présent mais nous pouvions utiliser l’autorisation d’explorer dans le parc, obtenue par ce club chaque année. Nous le remercions vivement, ainsi que son club. Nous avons bénéficié d’une météo parfaite, condition nécessaire pour explorer en pleine montagne.

Vendredi 28, nous nous préparons pour aller au RE4. Cette année nous n’avons pas pu bénéficier du laissez-passer pour aller se garer au parking de la Besurta et nous avons dû prendre les navettes de car. Le refuge de la Rencluse s’atteint en 45 mn de marche.

 

RE4

 Le refuge domine la perte éponyme qui absorbait le torrent de la Maladeta avant le percement du tunnel qui trépane une barrière naturelle dans le but de dévier l’eau vers le bassin versant méditerranéen, via le rio Ésera. Le résultat escompté n’a pas été à la hauteur des espérances car une partie des eaux est absorbée par les fractures de la bande de calcaire du Dévoniens. Il est à noter que cette année le débit est plus important qu’en 2024 et une partie du torrent est bien dirigée vers le rio Éséra, une fois arrivé sur les granites.

RE4
RE4

Après l’équipement du P17, nous allons jeter un œil sur le siphon plongé par David Auterive en 1988. C’est assez émouvant de voir que le fil d’Ariane est toujours présent, presque 40 ans après. Puis direction le point bas de la cavité. Avant de commencer les aménagements, nous désobstruons un boyau, non vu en 2024. Mais cela devient rapidement trop étroit. Pendant que Aude et Bernard prennent en charge le début des aménagements, avec Maixent on s’occupe de la topographie. Au fond, le travail a bien avancé et tout le monde ressort à 17h, heure raisonnable pour ne pas louper la navette de car et être à l’heure à l’apéro !

 

Samedi 29, c’est le bon jour pour aller se balader jusqu’au bout de la bande calcaire où se perd la perte du Toro (la vrai). L’itinéraire passe au forao des Aigalluts qui englouti les torrents qui dévalent de l’Aneto. Puis plus loin le chemin serpente au-dessus du réseau de l’Escalata qui développe près de 4 km. 

Perte de la Rencluse

 
Trou du Toro

 

Nous en profitons pour visiter les galeries d’entrées de trois accès au réseau. Le creusement est extraordinaire. Notamment celui du S11 qui est creusé dans un marbre blanc. Le siphon du C6 est d’une limpidité à faire pâlir d’envie bon nombre de plongeurs !

 

S11

 

Nous finissons la journée en grimpant au Coth des Aranesi (2442 m) dont le sentier longe une autre bande de calcaire indépendante de celle du Forao des Aigalluts.

 

 

 

C6 cupules
 

 

C6 siphon

 

 

Dimanche 30, nous ne sommes que deux (Aude, Eric), mais c’est suffisant pour lever la topographie du RE7, du A4, ainsi que de la perte de la Rencluse. 

RE7 entrée

 

Nous commençons par cette dernière. En fouillant le pied de la paroi est, nous décelons un peu de courant d’air provenant de plusieurs départs pouvant être désobstrués. Du même côté, il existe aussi une diffluence du torrent de la Maladeta qui se perd à quelques dizaines de mètres de là. Il y a de grandes chances que cette diffluence s’échappe vers le Guelh de Joèu (voir le plan d’ensemble pour mieux comprendre).

 

 

 

Nous passons ensuite au RE7 découvert par Véro en 2024. Un net courant d’air y circule. Une désobstruction au terminus serait possible mais sa situation au-dessus du RE4 laisse peu de doutes sur l’existence d’une relation (probablement avec le laminoir situé au sommet de l’escalade de 7 m).

Pour aller topographier la dernière cavité (le A4), il faut traverser le torrent sous la cascade issue du tunnel. La topographie indique que le fond du RE4 se situe à peine quelques mètres en-dessous. S’il n’existe pas de fracture à ce niveau, le torrent peut passer sans s’infiltrer dans la cavité.

Le A4 est un puits de 11 mètres qui se descend en désescalade. Il est creusé, dans une fracture orientée NS. Au fond, les amis du spéléo club de Sabadell ont tenté une désobstruction. Le courant d’air est faible. Trois mètres au-dessus du terminus, une suite étroite est possible dans la fracture. Ça serait à revoir.

En conclusion, nous avons la confirmation que s’il existe une suite au fond du RE4, il ne sera possible d’y accéder qu’après plusieurs séances d’aménagement. C’est donc une affaire de patience… Sachant que ce n’est pas le seul objectif, il sera possible de varier les plaisirs lors de futurs séjours !

Comme évoqué en introduction, une prospection l’hiver, lorsque le manteau neigeux est épais, nous apportera peut-être une réponse sur l’origine du courant d’air. Si le RE4 est fermé, cela pourra signifier que le fort courant d’air en été est créé par une circulation locale. Si par contre, il est grand ouvert et qu’aucune autre entrée n’est ouverte à proximité, il y aura de fortes chances que cette cavité rejoigne l’aval de la perte de la Rencluse. Et dans cette hypothèse, tous les rêves sont permis !

Eric 



Grotte Basse de La Caze : raclage du sol

Lundi 21 et mercredi 23 septembre 2026, grotte Basse de La Caze, Méjean

Lundi 21 septembre 

Béa, Caillou

Nous ne partons pas de bonne heure et effectuons une première mission "pulvérisation" avant le pique nique à l'entrée de la grotte.

Sans passer par les détails de toutes désobs classiques, 7h après notre première intrusion nous attaquons la remontée du travers, non sans laisser une partie du matos désob et perso dans le trou car nous pensons y retourner mercredi. En effet nous sommes dans un laminoir ensablé avec à peine 10 cm de libre entre sol et plafond (tiens c'est assez courant...) et il nous semble intéressant, tant que le matos est là, de pousser au maximum, le zeff étant toujours présent !

La topo est levée jusqu'au quasi terminus atteint. Développement actuel 51m (anciennement 34 m), profondeur +4m (haut passage sup. ancien), -5m (ancien -4m) ; la grotte descend doucement...


Mercredi 23 septembre 2026

Béa, Caillou

Nouvelle séance aujourd'hui au fond de la cavité. ça avance doucement car de gros cailloux pris dans le sable compliquent un peu le raclage du conduit ! Mais le zeff est bien là, bien que ce soit peu évident au bout... Nous laissons le matos lourd sur place (marteau, burin, pied de biche, bac et cordes de tirage...), car faudra bien y retourner ! De plus dans le ravin en dessous la grotte se trouvent deux trous souffleurs à désober (voir Baumas 2). Sans doute en lien avec la cavité, mais un lien plutôt "positif" (il y a bien quelque chose la dessous !).


 

Mais que fait donc cette boîte de haricots dans le conduit ? Celui qui donne la réponse le premier gagne... Heu... Le droit de venir tirer des bacs ! (Et la bière aux véhicules).

La suite au prochain épisode mais pas avant octobre.

Caillou

Papillon : ça betonne

Samedi 19 septembre 2026, Grotte du Papillon, Sauveterre 

Bonjour,

Voici les nouvelles de la séance de grattage de samedi dernier au fond du Nautile. Les entrées se sont échelonnées et 8 personnes se sont retrouvées à un moment donné dans la nouvelle avancée.

D'abord Aude et Sarah sont rentrées avec deux heures d'avance avec pour objectif d'aller visiter l'aval du P14. Elles étaient bien lestées avec 15 kg de ciment et presque autant en poids de bouteilles d'eau.

Puis ont suivi, Hervé, Jonas, Maixent et Eric, chargés eux aussi du même poids et de divers matériels de coffrage. Tout ça est déposé devant le S3 et j'ai eu de quoi m'occuper pour commencer à monter le barrage. Trois séances avaient eu lieu mardi, mercredi et jeudi dernier (avec Bernard P et Luc) pour préparer et couler une dalle au sol. 

Pendant que je travaillais au barrage, j'entends du bruit. Serait-ce l'équipe du fond qui vient me prévenir que ça passe ?! Non, le bruit arrive de l'entrée et c'est Fabien et son fiston Maxence qui vont renforcer l'équipe du Nautile.

Pour la suite, je laisse la parole à Maixent, puis Jonas pour les détails palpitants de l'explo au fond :  

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Aude, Sarah rentrent sur les coups de 10h00 leur objectif avant de tirer des bacs est d'aller en bas du P14 voir comment est le coin. Et visiblement elles ne sont pas déçu du paysage aquatique et morphologique. Elle feront également le tour vers la galerie "Parfaite" pour profiter du paysage. Elle mangeront à l'intersection de l'arrivée du Papillon et de la galerie des Aristoloches Pistoloches. Elles seront rejoint pile poil au bon moment par l'équipe des tireurs de bacs.

Jonas, Hervé, Maixent sont chargés d'emmener au S3 mortiers, planches, ferrailles sous l'œil calculateur mais bien veillant d'Eric. Il n'avait pas oublié la montée d'Aude et de Sarah qui elles aussi avaient leurs charges préparées, cachées la veille. Une barre de 1 mètre est acheminée au fond du nautile. On rejoint au carrefour Aude et Sarah. On se reparti donc au siphon du Nautile. Au début ce sera Sarah au front, Hervé dans la pente, Jonas en haut de la remonté, Maixent à l'aiguillage et Aude à la sortie, le poste à mon sens le plus physique. Au 3 ème bac Sarah demande la barre de 1 mètre et gratte en contre haut et la belle surprise cela débouche... Vous comprendrez que c'est l'euphorie mais de courte durée au fur et à mesure de l'évacuation des bacs. On se rend compte que c'est une diaclase perpendiculaire un peu plus importante quand même, que celles que nous avons croisé auparavant. le moral en prend un coup. Les experts expertises, les contre experts contre expertises.....en résumé il faut enlever du sable pour voir la suite... On est rejoint par Fabien et Maxence qui sont entrés par la grotte de Saint Marcellin et qui donneront du sang neuf jusqu'à la fin de la séance vers 16h30 on arrête l'équipe des tunneli(ères) ers.

On grignote un petit morceau puis on attaque la ressortie. Au carrefour du Papillon /Aristoloches Pistoloches Fabien nous informe et nous montre une trousse de premiers secours pour les petits bobos qu'il à déposé au cas où. Dans la "deuxième Taupinière" nous croisons Eric qui va voir le chantier du Nautile.

Nous n'avons pas eu la rigueur de Christian de compter les bacs mais on en a sorti environ 50 ; on a déblayé sur environ 2 mètres avant d'arriver dans la cloche pénétrable. Celle-ci est plus haute en altitude que la précédente et elle doit correspondre à la même profondeur que celle de l'entrée du Nautile.

Eric avec tout le matos amené ce jour et les jours précédents à ferraillé, coffré, bétonné la première hauteur du nouveau barrage en aval du S3.

Tout le monde s'est retrouvé au parking du Mas de Lafon vers 19h00 autour de victuailles diverses avec les soutiens bien veillant de Véro et de Marinou.

Explo d'environ 6h00 pour la majorité de l'équipe.

 


 

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CR complémentaire de Jonas : 

Rendez-vous sur le parking, avec pour première mission de porter et tirer jusqu'au siphon 3 des sacs de ciment+gravier pour la construction du barrage de collecte du siphon 3. Et ce n'est pas une mince affaire que de monter des sacs de 18kg sur ce chemin et dans le pierrier jusqu'à l'entrée puis de se trainer un kit comme un boulet sur la centaine de mètre du conduit... Après avoir laissé à Eric tout ce matériel nous poursuivons bien plus léger jusqu'au croisement où nous retrouvons Aude et Sarah qui étaient aller visiter l'aval du P14 et synchronisation parfaite termine tout juste leurs repas.

On commence à se distribuer les places entre une taupe qui creuse, un terrassier qui remplis les bacs et deux tracteurs qui tirent les bac avec option chef de gare (changement de corde d'un même bac) et option vidage de bac à l’extrémité libre du boyau.

Après trois bacs, on entend "ça passe en plafond", en effet Sarah, qui creusait à percer le haut de la couche de sable, est arrivé à voir du noir. Après encore quelques bacs on commence à deviner l’arrivée sur une faille ou un haut de méandre. Le creusement se poursuit avec pour objectif d'essayer de pouvoir rentrer dans la zone de noir qui se situe perpendiculairement à gauche. Une fois la possibilité de s'y faufiler, chacun-e y passe mais les avis s'oriente plutôt sur une déception car rien ne se prolonge par là.

L'Adulte responsable (qu'on gardera anonyme) incite le reste du groupe à creuser encore une heure dans le prolongement du boyau pour baisser le niveau de sable et voir si une nouvelle voûte s'ouvre. A ce moment là, on entend des voix et on se dit "tiens, Eric arrive et il parle tout seul" puis on se rend compte que c'est Fabien et Maxence qui viennent visiter et aider.

Après l'heure de rab passée, le binôme de l'extrémité libre commence à se mettre en grève pour réclamer la fin des travaux et le retour à la lumière.

Sur le retour, nous croisons Eric qui fait un aller retour pour donner son avis sur la suite. Retour sur le parking avec bière, chips et bonbon pour se remettre du ramping.

La synthèse est plutôt qu'il faut poursuivre le creusement vers la droite où vers en face... Il est discutable mais possible de remplir la petite salle à gauche ou alors il faut être au moins 6 voir 7 si on veut sortir le sable dans la galerie...

Suite au prochain épisode

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Cabanes du Trèvezel : labyrinthe

 Samedi 19 septembre 2026, grotte des Cabanes du Trèvezel (dev + de 4000 m). Causse de Canayère.

Hélène, Béa, Christian, Luc, Caillou


 

Sortie sympa ce jour aux Cabanes. Nous visitons un peu la galerie de l'Ours, la rivière aval, suivons la rivière jusqu'à la salle de la Tente et ressortons par l'entrée haute. Au passage nous essayons de retrouver la galerie Fraysinnes, mais bon, bref, nous ne prenons pas le temps de la pousser au bout car l'heure tourne. Nous nous donnons pour objectif d'y retourner, visiter la Rivière Jaune (j'ai oublié mon couteau dans ce réseau il y a un certain temps, on avait pas pu atteindre cette "rivière" cause corde trop courte). 

En fait jamais pris vraiment le temps de visiter à fond ce trou complexe, et la mémoire faisant parfois défaut c'est difficile d'enregistrer tous les passages clés !

Caillou

Aven de Péveral 1 : ré équipement

 Vendredi 18 septembre 2026, aven de Péveral n°1 (-67), causse Noir (secteur aven de Puech Negre)

Béa, Caillou

L'idée est de ne pas perdre la main à l'équipement et d'en profiter pour visiter quelques trous oubliés (ou presque). Le trou n'est qu'un P70, grand mais pas complètement vertical, ce qui rend un poil technique l'équipement.


 

Le trou a été ré-équipé en goujons par d'illustres prédécesseurs (inconnus). Le problème des goujons c'est que l'on ne connaît pas le type de goujon utilisé : longueur ? double expansion ? inox ? force à la torsion et à la rupture ? Il en existe en effet plusieurs types différents, dont les plus faibles sont à proscrire en équipement définitif (et dans le calcaire dolomitique il vaut mieux des longs inox, mini 10 cm, et double expansion). De plus on peut perdre l'écrou, il faut partir avec des plaquettes sans boulons... Bref pas très judicieux du tout. D'ailleurs, l'équipement définitif d'une cavité avec des goujons (ça existe au moins depuis plus de 40 à 45 ans) avait été banni par la communauté spéléologique à cause des problèmes cités. Mais l'histoire se ré écrit ! C'est un sujet de débat devant une bonne bière quand on ne sait pas de quoi parler !

Béa se colle donc à l'équipement (au ré équipement), en partant en A.F par la droite (face au puits), puits pose d'un Y sur 2 spits inox vers -7m (uniquement pour éviter un passage de nœud en fait), autre Y sur spit (à côté des goujons) après le plan incliné (avec une dev sur AN intermédiaire), utilisation d'un Y sur de vieux spits corrects, 1 dev plus bas sur spit, et un bel Y sur deux spits inox pour la dernière partie bien plein vide d'environ 25 à 30 m. La corde nécessaire serait de 90m à minima. Dans ce dernier tronçon, pour nous, ce sera passage de nœud car nous n'avons qu'une 57 pour la plus grande corde !

Nous ne tentons pas de faire les diverses lucarnes déjà explorées (mais qui seraient sans doute à revoir, c'est vieux). Au fond nous revoyons le passage ouvert par des collègues en 1999, en haut de l'éboulis : rien d'évident... Par contre on note du courant d'air qui sort de la fissure à peine plus haute que le point bas, à droite en bas de l'éboulis (à côté du crâne). Mais ce serait un bon chantier car c'est très étroit... 

Une cavité sympathique pour une petite après-midi et proche de Millau !

Caillou


Aven de Crhejere : aspire

Jeudi 17 septembre 2026, aven de Crhejere, Noir

Béa, Caillou

 


Visite décidée au dernier moment à l'aven de Crhejere cet après-midi. Nous visitons un peu tout le trou, dont le terminus aval dans lequel s'enfile un bon courant d'air, aspirant aujourd'hui.

Caillou

Petit Serre et grotte Basse de La Caze : désob, désob, désob...

 Lundi 14 septembre 2026, Trou du Petit Serre. Méjean

Béa, Caillou

Tout petit départ de trou trouvé l'an dernier. Dans le secteur de l'aven des Plos, Fumodias, Berbejiou.

 


Pour l'anecdote, lors de la découverte de ce petit départ étroit, un sondage au burin (pas vraiment fait exprès...) avait permis de constater que ça descendait "pas mal" ! J'y été retourné une fois seulement. 

Comme nous avons encore un peu de temps après notre sortie à la Font de la Bourre, nous allons y faire une mini séance, histoire d'occuper la fin de l'après-midi. Mais il y a beaucoup de boulot et il faudra encore y consacrer une bonne séance au moins. Il y avait un peu de zeff soufflant, pas énorme, ce que je n'avais pas remarqué les fois d'avant.

 

 

 

 

Mardi 15 septembre 2026, baume Basse de La Caze, Méjean

Béa, Caillou

Située au bord du ravin où s'ouvre l'aven de La Caze (-170), 62 m plus bas en altitude (que le n°1). J'ai signalée cette baume (et les trous à proximité) dans Baumas n°2 (sans topo), page 176.

C'est en mars 2021 que nous nous étions très ponctuellement intéressé à cette baume et aux trous souffleurs en-dessous (Jo, Jimmy et moi-même). Nous avions pressenti l'existence d'une suite possible au fond de la grotte mais sans insister (tout ça c'est sur Baumas n°2, revue incontournable du CDS 12 ! en vente auprès de Christian Rigal ! ).


 

Et nous voilà donc parti avec tout le matos désob pour revoir ces trous. Il fait bon dans la baume, et au terminus Béa s'attaque de suite au vidage de cailloux obstruant en partie des minis départs très étroits. De ce temps je lève la topo de la cavité.

Après le pique nique nous arrivons à descendre dans un tout petit réduit d'où le courant d'air soufflant est plus qu'évident. Mais pas de conduits susceptibles d'être facilement tentés... Toutefois un petit trou en hauteur, caché par un bloc, laisse entrevoir un peu de "noir" derrière... La pulvérisation du bloc permet de constater que ça s’agrandit ! Quelques coups de marteau et ça passe ; nouvel agrandissement au marteau deux mètres plus loin, et encore un autre deux mètres encore après, et nous progressons de 7 à 8m dans une galerie basse. Nous enlevons quelques cailloux au sol et nous progressons encore de quelques mètres. Là il reste un bloc rebelle à pulvériser pour pénétrer dans la suite, évidente et pénétrable, que nous voyons au-delà sur plusieurs mètres. Le courant d'air est très sensible et nous sert, d'ailleurs, de guide, car le conduit est un peu chaotique, très brisé, mais stable. Nous sommes sur faille, la même dans le prolongement de laquelle s'ouvre l'aven de La Caze... 

Nous hésitons à en faire la topo mais l'heure tourne, Béa n'est qu'en sous-combi, et sous combi qui commence à ne pas apprécier les picots rocheux omniprésents ! Et puis il nous faut revenir avec le matos "boum boum" de toute façon.

Tout cela devient fort intéressant !

La suite au prochain épisode !

Caillou


Camp karst de la Rencluse, Pyrénées, Espagne.

27 au 31 août 2026, r echerches sur le karst de la Rencluse, Massif de la Maladeta (Espagne),  Le séjour d’août 2024 avait permis de reme...