mardi 23 juin 2026

Canyons de Fustugères et Roujanel : à quand la prochaine dose ?

Canyons de Fustugères et Roujanel (affluents de la Borne), Lozère sauvage, 20 et 21 juin 2026.

Sandrine, Alex, Aude (Alpina) Marie (GS Chanac) Paul (électron libre) 

Photos : S&A

  Comme proposé lors du dernier exo secours ssf12/48 nous sommes allés voir les niveaux d'eau dans les canyons de Fustugères et Roujanel (affluents de la Borne) situés en Lozère sauvage.
 
Samedi 20 juin 

C’est donc une petite équipe dégagée d’obligations diverses et avariées qui se retrouve ce samedi 20 juin au départ du canyon de Fustugères.
 

 
30 min de marche d’approche sur un ancestral et joli sentier avec vue, il commence à faire chaud et c’est avec grand plaisir que l’on attaque notre p’tit picnic les pieds dans l’eau , s'ensuit le déguisement en grenouilles et c’est partit pour l'enchaînement des différents rappels.
Le niveau d'eau est normal pour la période donc idéal pour que chacun prenne ou reprenne ses marques.
Il fait beau, c’est beau, bonne est l’eau…
2h plus bas alors que certains customisent leurs bronzages les autres crapahutent de bloc en bloc jusqu'à la confluence avec la Borne, rivière bien fraîche qui ira grossir le Chassezac à Pied de Borne.
On se décale de quelques km pour installer le bivouac sous la Châtaigneraie qui borde le lac/barrage du Roujanel lieu de départ et arrivée du canyon de demain.
Le matos une fois mis à sécher un apéro dinatoire mémorable déroule ses bouteilles et autres gourmandises, l'ambiance et au top, et bien plus tard le rhum arrangé aura raison des derniers résistants….
 
Dimanche 21 juin 
 
1, 2 puis 3 cafés, 2 Doliprane et nous voilà partis assez tôt pour éviter la chaleur, la marche d’approche nous prendra une bonne heure.
 

 
Le Roujanel est un canyon au décor magnifique dans une roche sculptée de toute beauté, c’est un canyon qui se saute :
Saut direct, avec élan, pas trop haut puis bien plus bas, sur le cul, précis, là non merci, bisou caillou interdit!
Le nez qui morve, bouche ton nez, de l’eau dans le cerveau, les sinus rendent l’âme : chouette plus de morve!
 

 
Le soleil donne vie à la roche et l’eau translucide se maquille de vert profond, très profond….
Un weekend comme ça c’est une perle de bonheur!
Drogue dure en bande organisée : à quand la prochaine dose?

dimanche 14 juin 2026

Aven des Quatre Vents : le déséquipement continue

 Dimanche 14 juin 2026, aven des Quatre Vents, Larzac

Béa, Geneviève, Caillou

Objectif atteint aujourd'hui.

Au bas du P46, dans les kits laissés par les lotois (qui ont déséquipé de la galerie de Mars jusqu'au bas du P46) nous  récupérons la corde du P13 suivant pour la remettre en place. Nous grimpons vers le Fossile Blanc et c'est 13h, l'heure du casse croûte.

Nous faisons un tour au Fossile Blanc pour voir deux départs "amont - aval" dans une sorte de petite rivière fossile blanche, non parcourue à ce jour (repérée le 24 janvier 2024). Un équipement spécial me permet de ramper sur le sol immaculé et dans l'eau. Mais pas de suite entrevue. C'était pour terminer ce réseau avant de continuer le déséquipement complet de la cavité. Ceci dit, il y du courant d'air au départ du laminoir d'accès... Convection, ou suite ?

 


 

Après quoi, nous ré équipons la remontée vers le Fossile Blanc en mode "sans frottement" (4 A.F et un gros A.N). La corde ne se voit pas vraiment, comme avant, mais, à la laisser, autant qu'elle serve en toute sécurité.

Puis nous entamons tranquillement notre remontée avec les deux kits de cordes laissés par nos amis lotois. Nous sortons vers 18h, après 7h d'explo.

Caillou

samedi 13 juin 2026

Combe Grèze : "Petit à petit ça avance donc..."

 Samedi 13 juin 2026, aven de Combe Grèze, Causse Noir.

Béa, Caillou

Les brebis, gardiennes de l'entrée, nous laissent gentiment pénétrer dans la cavité sans aucune protestation. Le zeff est bien soufflant froid.

Après avoir déblayé la dernière opération perfo, du 11 mai dernier, nous en réalisons deux de plus et une troisième juste avant de remonter. Béa a oublié qu'il y avait deux marteaux et tente de briser un bloc en y donnant un coup de boule : le bloc, lui, ne se fissure pas... 

A part ça tout va bien ! Mais nous sommes dans une partie basse qui complique la gestion des déblais. Nous en sortons à peine et les prochaines séances devraient tout de même être plus faciles.

Petit à petit ça avance donc. Nous ressortons après 7h d'explo.  

La suite au prochain épisode...

Caillou

jeudi 4 juin 2026

Aven de Rogues : des cordes sans gaine...

Aven de Rogues, Causse de Blandas, samedi 23 et dimanche 24 mai 2026.

Présents: Luc, Yann, Julie

Samedi 23 mai


Après de nombreux mails et textos afin d'obtenir des infos, nous avons rdv le samedi matin à l'entrée de la cavité avec Laurent, LE connaisseur de l'Aven de Rogues. Une chance pour nous, il creuse actuellement dans une galerie étroite et boueuse et nous pouvons donc le rencontrer! 
Un grand merci à lui pour ses explications qui nous ont permis d'explorer une partie de la cavité.
Nous descendons donc samedi en fin de matinée afin de visiter les puits sud et le réseau de Pâques.
Petite sortie agréable et sans encombre jusqu'à la dernière galerie de ce côté.
Quelques spits sont présents et pleins d'AN possibles pour l'équipement de ce secteur.



Dimanche 24 mai


Objectif le réseau de Montpeyroux
L'an dernier, nous étions la même équipe plus Antoine à être allée jusqu'au premier lac.
Depuis, une petite envie d'y retourner restait dans la tête.
Nous sommes prêts mentalement à passer les lacs à la nage pour voir ce qu'il y a derrière.
Arrivés au premier lac, nous essayons quand même de le franchir en utilisant la corde largement déclassée puisque la gaine est absente sur 1,5 mètres.
Luc se lance en premier, elle tient !!!
Nous passons les kits sur cette même corde et arrivons au second lac.
Même suspens, une corde est là, sans gaine autour du nœud, et elle tient !
On se mouille les pieds, les fesses, le dos, c'est au choix mais ça passe (on remplacera au retour la partie sans gaine par un morceau de corde en bon état)
Nous arrivons ensuite à un carrefour et partons dans le réseau des nîmois.
Alternance de trémies, petites salles, quelques méandres et puits borgnes et nous arrivons dans la galerie des éléphants, longue galerie boueuse où l'on progresse tantôt à 4 pattes, tantôt penché sur un côté ou l'autre.
A la fin nous débouchons dans la salle Nord, d'où démarre le réseau de Montpeyroux.
Il s'agit d'une vaste salle en éboulis qui contraste fortement avec la galerie des éléphants !
Nous nous arrêterons finalement à cet endroit, dans l'idée et l'envie de revenir une prochaine fois.

Pour info, il y a des cordes en fixe afin de remonter des puits, une avant la galerie des éléphants et une avant le réseau de Montpeyroux, les cordes sont anciennes.
Nous avons remonté uniquement la première. La corde et la tête de puits sont correctes, l'équipement de la main courante serait à revoir mais pas d'AN possible.


Julie Barbazanges
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mardi 2 juin 2026

Aven Charlou : les recherches.

Aven Charlou, causse Méjean, samedi 30 mai 2026

Bonjour,

Pour ceux que ça intéresse, voici un petit CR des recherches de samedi dernier :

Les recherches du jour consistaient à tenter de trouver un passage direct vers les puits remontants de la salle du « Lièvre Volant ». Soit en repérant une nouvelle entrée en surface, soit en ouvrant un passage à la base du premier puits (-12), où une désobstruction ventilée a déjà été entamée. A ce point, un autre passage était possible. L’intérêt serait de shunter la trémie de -30 qui pourrait poser un problème pour évacuer une civière en cas de secours.

3 équipes se forment :

  • Christian et Maixent s’occupent de la désobstruction à -12
  • Jean-Marc et Eric vont au sommet des puits remontant à -6
  • Véro et Marinou sont en surface pour guetter les bruits et voir une éventuelle sortie du fumigène (dans un clapas).

Jonas et Pierre, descendent au point bas de l’aven (-247) pour voir les résultats de la dernière opération et fignoler les aménagements du puits de la Boue.

Au final, le fumigène allumé à -6 n’est pas ressorti en surface. Le courant d’air ressenti au sommet de l'E13 (-22) parait provenir d’un étroit passage vers – 12 (mais cela semble un peu trop éloigné de la désob du bas du premier puits pour que cela corresponde). Cependant, des restes d’un petit rongeur ont été trouvés. Une désob a été faite au point haut pour essayer de voir un éventuel élargissement.

En surface, les bruits des désobstructions ont été nettement entendus. Mais aucun indice n’existe au point où l’ARVA avait été détecté (et qui correspond au report topo). Les coups de barre à mine n’ont rien traversé !

Au bas du premier puits, l’autre conduit donne sur un petit puits remontant de 3 m de haut, complètement bouché. La désobstruction du conduit ventilé a été poursuivie, mais sans voir d’élargissement. Un indice important, une chauve-souris en est sorti ! Le passage ne doit pas être très long.

Et puis une découverte intéressante a été faite dans une lucarne de l'E13. Un nouveau puits remontant a été repéré et une visée topo vers le haut donne la profondeur de -19. En plan, il se rapproche de la désobstruction de -12. Il faudra donc l’escalader et voir s’il est possible de communiquer. C’est sans doute par cette voie que des bruits de perforation ont été entendus de chaque côté.

Eric

Réseau Baumas - Rabiné : les recherches continuent.

Réseau Baumas - Rabiné, causse de Sauveterre, week-end du 23 au 25 mai 2026. 

Bonjour,

Voici quelques nouvelles des recherches de ce we.

La désob de l'aval fossile de la grande salle s'est poursuivie durant les 3 jours. Courant d'air très net et avancée de 5 m dans un conduit descendant. Ce n'est pas gagné d'avance car il y a encore du boulot, mais c'est intéressant de continuer. En parallèle, nous avons commencé à ouvrir la perte, actuellement active, située non loin. 

Le test de fumée avec fumigène n'a pas pu se faire, car le courant d'air au sommet des escalades du Rabiné était soufflant.

Désob aussi dans la grotte Julié, mais rien d'évident encore.

Participants : 

- Alpina : Maixent

- Mjc : Christian R, Jonas, Bernard P, Patrick S, Sylvain B, JMarc R

- Mjc-Alpina : Eric

Grotte des Claux, certains dans l'eau, d'autres non...

Grotte des Claux, causse de Blandas, 23 mai 2026

Salut,
 
Voici le compte rendu de notre escapade à la grotte du Claux.
 
Nous partons de Millau avec un groupe déjà conséquent : 
 
Jo, Guitou, Patrick Noyrigat, Bernard Poujol, Karine, Marielle, Bernard Roques, Danièle, Loïc (nouvel adhérent), Christian Séverac.
 
Et nous rejoignons au Caylar Howard, Hubert, Patrick Moisson et ses amis David, Vincent, Nicolas, non pas de Paris comme la rumeur a circulé, mais de Montauban et Albi
 
 Les Gorges de la Vis proposent des endroits agréables pour pique-niquer, ce que nous faisons sous les ombrages avant d'attaquer la montée vers la grotte.
 
L'entrée est un porche assez spacieux suivi d'une large galerie.
 
Nous poursuivons jusqu'à un gour bien plein dans lequel George se précipite, suivi de Patrick Moisson qui bascule dans un trou et se retrouve avec de l'eau jusqu'au torse. D'autres seront plus malins et passeront à sec en s'accrochant aux parois.
 

 
 
La galerie devient rapidement plus tortueuse avec une progression plus lente dans des rochers déchiquetés. Nous passons la mare de boue, nettement plus confortable qu'à la grotte des lacs, car on le fait debout !

 
Après le petit puits, une série de gours dans les rochers déchiquetés nous mènent jusqu'à l'amont où certains poursuivront jusqu'au siphon. Puis nous reprenons la galerie vers la traversée toujours par des gours dont certains sont couverts de calcite flottante. Une petite remontée nous amène dans les salles avec de belles concrétions.
La sortie se fait par la galerie basse recreusée.
 

 
 
Nous finissons la journée sur la même table de pique-nique avec boissons diverses et gâteaux maison.
 
J'attends avec impatience les photos prises avant, pendant et après la traversée !
 
Danièle

vendredi 22 mai 2026

Camp massif d'Arbas, Pyrénnées, 14 au 17 mai 2026

 Jeudi 14 mai 2026, Gouffre des indomptables, salle du trou du vent

Présents : Aude, Gwladys, Polo, Yvan, Pierre

Suite à une réunion de haut niveau à la guinguette du camping le mercredi soir, nous arrivons enfin à décider la sortie du lendemain ce sera la salle du trou du vent par les indomptables. Pour le premier jour, nous choisissons une sortie tranquillou et pas trop humide. Rendez vous est donné à 10 h au parking de la fontaine de l’ours, sur les hauteurs d’Arbas.

Nous arrivons au parking sous une pluie humide, ce sera le thème du week-end... Sur place, nous rencontrons des locaux qui vont faire la traversée Henne Morte - Commingeois, ils ne sont pas inquiets des niveaux d’eau ce qui aiguise notre curiosité...

Nous nous préparons et chacun rivalise d’ingéniosité pour ne pas trop se tremper, poncho, veste... Méthodiquement, nous suivons la description et nous arrivons aux Hérétiques à 20 mètres des indomptables. De là à conclure que les hérétiques sont des indomptables, il n’y a qu’un pas...Bref, nous finissons par trouver la petite entrée et Aude se colle à l’équipement, et arrivons assez rapidement à l’entrée de la salle du trou du vent.

Et là, c’est grand, très grand ! Même avec des volumes énormes, on sent toujours un zeff. Nous traversons toute la salle pour aller se mettre dans un boyau infâme plein de boue et "moon milch" qui aura raison de la motivation des deux plus précieux, même sous la torture, je ne dénoncerai pas mes camarades, petit indice quand même, ça commence par Au et ça finit par de, le deuxième commence par Po et finit par lo... Finalement, ce sont eux qui ont été les plus malins !

La remontée se passe sans encombres et nous déséquipons dans la foulée. Le retour est toujours humide et nous retrouvons Caillou au camping. Une mise en bouche très sympa !

Pierre

Vendredi 15 mai 2026, Traversée Henne morte/Commingeois

Gwladys, Aude, Pierre, Polo, Yvan, Caillou

Il a neigé cette nuit au parking de la Fontaine de l’Ours et c’est sous quelques averses de pluie/grêle/neige que nous attaquons guillerets la marche d’approche de 50 min menant à l’entrée de la Henne morte.

 

Un rayon de soleil nous accueille et c’est parti pour le 1er puits que nous rappelons allègrement : Alea Jacta Est comme dirait l’autre et les puits s'enchaînent à un bon rythme, les premiers installant les cordes les derniers tirants les rappels avec la cordelette de 6 mm.

Dès le 2ème puits l’ambiance est donné : ça ruisselle, et cascatelle gentillement il est vrai que la neige fondue plus pas mal de jours de pluies dans les jours précédents notre venue et les remarques pessimistes d’Agnès et Pascal sur l'état hydrologique du massif ne pouvait conduire qu’à l’état de serpillière non essorée pour l’ensemble de l’équipe…
Puits de la mort : un magnifique P45 plein gaz que Yvan descend en premier…
un cri : ça mouille !


Il est vrai que l’on se retrouve rapidement entouré de touts pleins de jolies gouttelettes d'eau : le mode serpillière est enclenché mais y’a pas le choix il faut continuer.
Deux petits puits plus tard, un superbe affluent en sus et nous voilà en haut du Puits de la Tentation (P75) qui, au vu du volume d’eau qui se jette dedans, ne l'est pas vraiment!
Conseil de guerre avant l’attaque, on est réglé comme du papier à musique, et si il y a un puits où il ne faut pas que ça merde c’est bien celui-là…oui mais….
Caillou installe la 1ère longueur de 25m et j’enchaîne sur le dernier jet de 50m, ambiance de dingue, en bas on entend et devine la cascade qui s’écrase dans une tempête d'embruns….
En bas c’est jour de grande lessive, on se jette sur la M-C du P24 que l’on descend dare-dare dans une atmosphère saturée d’eau.
Enfin un petit coin à l’abri du courant d’air et l’on peut attendre Polo et Gwladys désignés volontaires pour le tirage de cordes….
Pas de lumière….
Toujours pas de lumière….
Et puis Caillou émet le doute que peut-être on s'est un peu merdé sur la longueur de la cordelette…
Bingo ! Polo remontera sous cascade pour rabouter les 10 m de cordelette manquante pendant que Gwladys, qui l’attend au palier, en profite pour se refaire un énième shampooing anti pointes sèches.
Enfin on quitte l’actif et son bruit assourdissant ….
Le reste n’est que crapahut pour se réchauffer, un picnic vite avalé car ça caille et nous gambadons, contents d'être heureux, accompagné par un bon courant d’air frais de chouettes méandres en belles galeries.

Après quelques passages bas et sableux la sortie en lucarne des Commingeois est originale, on enchaîne les grandes M-C verdâtres installées pour éviter la glissade au fond du talweg et nous trouvons le charmant sentier de randonnée qui nous amènera aux bagnoles, affaires sèches, miam-miam, bières, douches chaudes..etc….
En bref : Traversée mémorable : c’était top!

Aude

 Samedi 16 mai 2026, Peneblanque par le SCC95, réseau « Blanc de Blanc »

Agnès, Pascal, Eric et son fils Louis, Gwladys, Aude, Pierre, Polo, Yvan, Caillou

C'est sur la proposition d'Agnès et Pascal, qui seront nos guides, que nous programmons la visite du réseau « Blanc de Blanc » de Peneblanque, en rentrant par le SCC95.

Tout est équipé ! Du tourisme quoi ! Sauf que le SCC95 ne brille pas par ses volumes. Environ 30 bonnes minutes pour descendre à -60 jusqu'à la salle Wagner ; boyaux verticaux, puits étroits, qui montent, qui descendent, horizontal, inclinés, un peu boueux les premiers mètres, un peu humide, ventilé à souhait ! Sensation de faire une coloscopie de la section d'un intestin grêle...

Mais quel bonheur de prendre pied dans la salle, immense, du Dromadaire que nous traversons pour nous diriger vers le réseau « Blanc de Blanc ». Galeries descendantes, remontantes, des bouts de nouilles dans des petits puits, inclinés, verticaux, en biais, des remontées verticales, inclinées, en biais, des mains courantes, des toboggans, pas glissants, glissants, et des volumes partout... On ne s'ennuie pas ! Merci de l'apprendre par cœur pour le retour...

 Et nous voilà au départ du « Blanc de Blanc », plus blanc que blanc ça n'existe pas, la meilleure des lessives chimiques est battue. Plus blanc c'est bleu, moins blanc... C'est moins blanc.

On s’extasie devant la grande colonne, on est ébahi par les coulées, la salle terminale parcourue par Aude, en chaussettes (propres bien sûr), permet à Glwadys de tourner l'un des plus beau clip vidéo de sa carrière (ou de l'explo...).

Le retour se passe sans encombre, ou à peu près.

Deux d'entre nous s'engagent, dans le « Delta » (au grand effondrement), dans la mauvaise direction, mais heureusement notre guide suprême Pascal nous rappelle à l'ordre !

Un autre, solitaire, part vers le fond d'une autre galerie (à gauche avant de remonter dans la Revanche), sans doute pour faire un break dans le silence et la solitude, excédé par le cliquetis des mousquetons et l'inutilité des propos échangés (ça n'engage que moi). Allez savoir...

 

  Arrivé à la salle de la Revanche, une première info sur le manque de deux personnes : retour en arrière d'abord vers la galerie juste avant ; notre spéléo solitaire, de retour, retrouve la lumière de ses collègues. Merde il est seul.

Retour à la Revanche, nouvelle info : il en manque encore deux.

Retour en arrière ; on se divise : deux au Delta, et deux dans la galerie de notre spéléo solitaire.

Au Delta, victoire, une première lumière, puis une deuxième ! L'équipe est au complet ! On suggère alors de se suivre de près en ayant toujours l’œil sur nos guides suprêmes. Cela semble judicieux.

Donc, au retour, c'est la même chose qu'à l'aller, ou à peu près, mais à l'envers. Reprendre donc les paragraphes des descriptions dans l'autre sens : les galeries qui montent descendent, etc... Sachez que l'ordre n'est pas important, retenez l'essentiel. Et le SCC95 à l'envers, pas grande différence avec l'endroit. C'est juste que la pesanteur fonctionne à l'envers de la descente, enfin un truc comme ça. Cherchons pas à comprendre.

Après 8h d'explo nous retrouvons enfin la lumière du jour. Le retour rapide vers les voitures, au revoir à Eric et Louis, retour au camping, apéro, repas, et after à la « Guinguette » jusqu'à la fermeture.

Caillou

lundi 11 mai 2026

Combe Grèze : une journée de travail de base

 Lundi 11 mai 2026, aven de Combe Grèze, causse Noir.

Geneviève, Yvan, Caillou

Et nous voilà à nouveau sur le parking de Combe Grèze pour une "énième" séance désob !

Entrés vers 11h30, nous commençons par remplacer quelques mousquetons lépreux par des maillons rapides, puis filons au terminus continuer notre travail de mineurs.


 

Cela avance bien, le courant d'air soufflant est bien présent, la roche très coopérative. Mais encore du taff avant d'atteindre le terminus. Après 5h30 de travail nous décidons de remonter.

Nous ressortons vers 20h, soit 8h30 d'explo, la base habituelle d'une explo moyenne ; on va dire une bonne journée de boulot !

Le soleil est généreux mais le vent assez froid ; nous ne traînons pas après la dégustation pour rejoindre chacun nos "sweet home".

Caillou

Grotte des Lacs : de gours secs en gours pleins

 Grotte des Lacs, Larzac, Saint Georges de Luzençon, 11 mai 2026

Guitou, Danièle, Irène.

Depuis quelques temps Guitou consulte ses vieux grimoires (publications spéléos d'antan) à la recherche de diverses cavités. C'est ainsi qu'il tombe sur la grotte des Lacs (extrait de Ratapanade n°1, Bulletin du S.C.M.J.C. Rodez).

C'est joli ce nom « grotte des Lacs », on imagine de belles salles avec de grands gours. Perdu ! les Lacs c'est juste la ferme à côté. Tant pis, l'élan est pris, direction la grotte des Lacs.

L'accès en est assez raide dans les bois et pentes du causse, pas de chemin tracé. Arrivés au pied du porche, l'accès à la cavité se fait par une petite escalade et nous accédons à la galerie d'entrée... qui rapidement s'abaisse sur de petits gours secs pleins de petites aspérités qu'il nous faut franchir à quatre pattes. Guitou qui nous a bien prévenu de prendre des genouillères a oublié les siennes, il souffrira en silence tout au long de la progression. Les gours secs se transforment rapidement en gours pleins, juste à l'endroit où il faut les passer à plat ventre...La galerie se poursuit entre quatre pattes et étroitures. La « salle » notée sur la topo permet de se tenir droits à trois, puis nous repartons à 4 pattes dans le « laminoir semi noyé » de la topo qui est devenu 100% boueux. Quand nous nous mettons sur deux pattes, enfin, étonnant nous trouvons des traces de doigts dans l'argile, datant d'avant la dernière crue car elles sont légèrement recouvertes d'argile. Il y a donc d'autres curieux dans ce pays !


 

Nous arrivons enfin dans la diaclase haute où la progression devient agréable et nous rejoignons l'actif qui se perd dans un petit trou sur la droite. Nous suivons le ruisseau jusqu'à une coulée de calcite qui barre en partie le passage. De l'autre côté, le niveau de l'eau est plus élevé, nous sommes sans doute arrivés au siphon, qui d'après la publication devait être plongé, mais nous n'avons pas la fin de l'histoire.

Les deux mètres de large de la diaclase me semblent largement surfaits, nous avons avancé souvent de profil, ceci vérifie l'adage bien connu des spéléos à savoir qu'avec le temps les galeries se rétrécissent !

Nous avons mis une heure et demi pour faire l'aller-retour, nous sortons bien mouillés et nous pique-niquons sur les pentes de la belle vallée des Lacs, au soleil.

Danièle

dimanche 10 mai 2026

Aven du Mas Maury : notre chèvre n'a pas de lait...

 Samedi 9 mai, aven du Mas Maury, causse Noir

Alexandre, Christian, Quentin, Caillou

Dès notre arrivée sur site on attache la chèvre au-dessus du trou et attaquons l'étayage bois de la trémie. Nous finissons ce travail par la pulvérisation d'un gros bloc.

L'heure du pique nique sonne et, notre chèvre n'ayant pas de lait, on se rabat sur le litre de rouge en consolation.

Suite à nos agapes, nous creusons âprement le fond en faisant pas mal de place. Toutefois on ne retrouve pas le trou étroit qui doit s'être rebouché avec la terre. Donc encore une séance pour essayer de le retrouver, en espérant que ça ne revienne pas sous l'éboulis de terre et blocs que nous suivons... Si tel sera le cas, il faudra étayer la grosse trémie pour dégager un passage étroit par lequel on peut sonder un vide. Ce sera technique...

Avant de repartir vers nos doux foyers, ayant plié la chèvre qui n'a toujours pas de lait, nous nous contentons de bières locales pour abreuver nos gosiers asséchés. 

Caillou

lundi 4 mai 2026

Quatre Vents (Larzac) : le déséquipement continue...

 Aven des Quatre Vents, vendredi 1er mai 2026

MJC : Corentin Baraban, Sam Garcia, Anaïs Granier,  Pierre Solier, Eric, Jean-Marc et Didier.

   Avec Didier nous descendons à 12h20. Je pose des affichettes à chaque équipement en fixe et à la dernière, nous retrouvons la petite troupe de 5 au sommet du puits d'Avril. Coïncidence, c'est aussi à ce puits que nous croisons Aude et Cédric. Pour diverses raisons, certains certains préfèrent remonter et d'autres feront demi tour au sommet du P45. 


 

  Nous nous retrouvons donc à 3 dans la galerie de Mars vers 15 h. Nous observons le beau lapiaz de plafond, puis nous partons vers l'amont où nous retrouvons Béa et Caillou. On ne se lasse pas de parcourir ce collecteur fossile majeur. Retour vers le carrefour et nous poursuivons en aval jusqu'à la voûte basse temporaire (peu après la galerie du Piscouli). Nous faisons des clichés des baguettes de gours (peut-être les seules de l'aven ?). 

 


Curieusement, nous constatons que le courant d'air est aspirant vers la trémie aval alors qu'il était soufflant jusqu'au méandre de Bip.

  En revenant au carrefour, vers 17h, nous sommes précédés par Béa et Caillou et on se suit jusqu'à la sortie. Sauf au niveau du P45 où nous prenons le temps de faire quelques clichés. Nous sortons à 20h.

Eric

 

Alpina : Aude, Cédric, Béa, Caillou

Aude et Cédric rentrent les premiers avec la mission de coller les deux dernières broches du P8 du Méandre de Bip, et de poser deux plaquettes inox en déviation.

Béa et moi-même entrons vers 11h15 avec cinq spéléos de la MJC Rodez ; nous croisons Aude et Cédric dans le P46, qui ont accompli leurs missions, et en remontant les cordes qui traînaient au Carrefour de Mars. 

Nous poursuivons en duo notre chemin jusqu'au Puits du Poisson (amont de Mars). Petit pique nique et nous ré équipons le puits du Poisson par 4 spits inox et un AF. Il était temps : dans le Y de tête de puits l'AS était complètement bouffé par l'oxydation (il s'est entièrement désagrégé au démontage), et le spit branlant, planté dans un angle fissuré, prêt à péter (on l'a arraché au marteau de son logement et un morceau de roche est venu...). 


 

 

 

 

 

 

 

Chose faite nous allons faire un rapide tour dans la salle du Poisson. Entre temps Eric, Didier et Jean-Marc nous retrouvent en haut du puits, que nous déséquipons dans la foulée, et nous allons plus ou moins nous suivre jusqu'à la sortie, en faisant, les uns et les autres, quelques photos ici et là.

Sortis vers 20h, la soirée se poursuit autour de boissons pétillantes diverses, et quelques victuailles, avant de se séparer.

Caillou



Aven grotte des Besses, avec la bonne humeur des participants !

 Mercredi 29 avril 2026, Aven grotte des Besses, causse du Larzac

Danièle, Patrick Noyrigat, Guitou, Bernard Roques, Eric Artières, Howard, Hubert Boutry, Patrick Moisson et Jo. 
 
Nous nous retrouvons tous au Caylar. 
 
Nous pique-niquons à 300m de l'entrée près d'une lavogne en ruine et d'une décharge agricole. L'entrée est vite trouvée et Patrick se met à l'équipement suivi du Guitou qui l'arrange à sa façon : deux compétences valent mieux qu'une !
 
Nous accédons rapidement dans une salle où l'on voit sur la gauche des marches taillées sous une coulée de calcite. Mais l'accès en est malaisé Guitou et Patrick renonceront à l'escalade.. 
 
Nous continuons l'exploration des salles concrétionnées et trouvons un enchaînement de puits qui nous conduisent jusqu'à une escalade de 8 m. environ déjà équipée, courageux mais pas téméraires, sans garantie de la solidité de l'amarrage nous ne poursuivrons pas dans cette direction, surtout que le descriptif nous promet des galeries boueuses. On préfère ne pas salir le matériel ! 
 
Tout le fond de la cavité est déjà équipé et nous trouvons encore une galerie étroite suivie d'un puits qui va conduire les plus courageux au terminus d'une désob.
 
Nous entamons le retour, Patrick et Éric déséquipent. Au passage nous trouverons de beaux tessons de céramique préhistorique.
 
À 16h30 nous nous régénérons avec quelques victuailles et fixons la prochaine sortie au 23 mai pour aller à la grotte des Claux dans les gorges de la Vis. Notez bien, c'est un samedi, bon pour les travailleurs !
Merci à l'organisation et à la bonne humeur des participants. 
 
Jo et Danièle

mardi 28 avril 2026

Aven du Mas Maury : reprise des travaux

 lundi 27 avril 2026, aven du Mas Maury, causse Noir.

Geneviève, Béa, Jacques, Caillou

Nous montons en fin de matinée et commençons par un bon pique nique, sous un soleil parfois voilé, mais très agréable.

Après le café de fin de repas (ne manquons pas à la tradition), installation de la chèvre, haubanée pour ne pas qu'elle s'échappe. Deux dans le trou au grattage, et deux dehors au tirage (tiens ça ma rappelle un jeu de la FDJ, et la blague qui va avec...).

 Le fond est un passage étroit entre terre et paroi, par où passe le zeff toujours aussi fort. On se relaie au grattage. Geneviève tente de se faire écraser par un bloc qui se décolle du talus mais, manqué ! il passe à côté ! 

Qu'à cela ne tienne, on continue à creuser. On va pas stresser ! Cool. On arrive à s'enfiler verticalement, de notre hauteur, jusqu'à un passage étroit, mais en pleine roche, avec le zeff... Donc bonne bouille !

Mais il est temps d’arrêter notre chantier pour déguster les bières de la fin de la désob avant leurs dates de péremption. Il n'est jamais trop tôt pour s'en préoccuper. Principe de précaution. Et puis les heures sup. ne sont pas payées.

Un étayage de sécurité s'impose, puis la vidange de la terre qui encombre encore le bas, soit une bonne grosse journée ! Puis on pourra attaquer, au point bas, la roche avec les moyens que l'on connait.

La suite au prochain épisode,

Caillou

Aven des Quatre Vents, début déséquipement.

 

Samedi 25 avril 2026, aven des Quatre Vents, causse du Larzac

Geneviève, Béa, Caillou

En préambule : une équipe du CLPA avait fait le trou dimanche dernier. lors de leur explo, un très gros caillou était posé sur le plan incliné du tout début du trou, et le premier équipier a posé le pied dessus, le faisant partir dans le puits. Il s'en ait suivi une grosse tonche. Dans la foulée il nous ont signalés aussi une petite tonche dans le P28 suivant.

Et voilà donc notre trio à l'entrée de la cavité vers 10h30 bien tassé. Fort de cet info du CLPA, nous avons prévu de changer les cordes des deux premiers puits. Béa se charge du premier de 38m (la diaclase), en totalité, en laissant la vieille corde pendre dans le puits. J'enchaîne le puits de 28m suivant par l'équipement en double par les broches.

Notre première mission terminée, direction la galerie de Mars où nous pique niquons. Puis nous voilà partis vers l'Aval Actif, avec comme objectif de tout ré équiper propre et de déséquiper ce réseau en remontant. Je pensais qu'il n'y aurait pas tant que ça à faire (5 ou 6 spits), et donc que ce ne serait pas très long... Erreur de jugement !

En fait, pour résumé, tout le réseau était équipé mode "première à minima", avec AF, spits (4) et goujons (8) en mono point, dont certains implantés parfois sur roche douteuse, et même, pour un goujon sans plaquette, la dyneema entourant le goujon, calée par deux écrous... Le tout sans frottements tout de même. Donc, tout, ou presque, à reprendre...

16 spits plus tard, et presque autant de nouveaux AF, permettent de finaliser le ré équipement complet de ce réseau. Nous doublons même les 4 anciens spits par des inox. De toute façon il a été impossible d'en dévisser les boulons !

Béa se charge du déséquipement de la zone, utilisant la technique du CCC (Couteau Coupe Corde), déjà éprouvée dans une explo précédente, méthode radicale, rapide et efficace, et la seule d'ailleurs possible utilisable !  

Arrivés à "Mars" nous reconditionnons nos kits ; l'heure tourne : il est 20h45. On décide de ne pas se charger comme des mules, en faisant des kits chargés modérément. On laisse donc quelques cordes au Carrefour de Mars et entamons notre remontée vers 21h passée.

Au retour nous enlevons la corde tonchée de l'entrée (il y avait deux cordes, celle du bas est laissée lovée au bas du puits), déposons l'ancien équipement du P28 (il n'y a plus la fameuse déviation qui en a fait râler plus d'un...). La corde de ce P28 est resté en vrac stockée en haut.

Nous sortons à 1h15, après 14h30 d'explo environ.

Caillou

PS : le mousqueton de Polo est à récupérer chez moi.



Aven du Rabiné : une nouvelle entrée ?

 Vendredi 10 avril 2026, aven du Rabiné, causse de Sauveterre

Bonjour,

Les nouvelles de cette explo.

Nous descendons avec toute la panoplie de matos pour poursuivre l'explo d'un laminoir s'ouvrant à 8 m du fond du P18, ainsi que d'une suite possible située en hauteur dans la salle de l'Orgue Géant (désob et escalade derrière).

Nous commençons par lever la topo du laminoir. Nous constatons un courant d'air sensible au terminus, mais c'est impénétrable. Puis quelques mètres avant, un aménagement au plafond nous permet d'avancer d'une dizaine de mètres de plus dans un méandre. Mais là aussi, ça finit par ne plus passer. Il est difficile de dire s'il s'agit d'un aval ou d'un amont. Mais la direction semble indiquer que c'est un amont.

Après ça, l'heure a tourné et il ne reste plus assez de temps pour aller dans la salle de l'Orgue. Nous avons quand même le temps de tenter d'atteindre d'autres lucarnes situées à 15 m du bas. Fabien se positionne à la bonne hauteur et en l'aidant à penduler, il réussit à se propulser d'un côté à l'autre du puis de 8 m de diamètre, et finit par les atteindre (un vrai numéro de cirque !). Mais ces deux départs se terminent rapidement.

Il n'y a plus qu'à remonter. En arrivant à la surface, comme il nous reste encore du temps, je propose à Fabien de fouiller la doline pour voir s'il n'y aurait pas un départ sur le bord nord. Ça correspond à la direction du réseau remontant où la cote -14 a été atteinte début janvier. En effet, au terminus, il y a du courant d'air et en théorie, il devrait y avoir une sortie en surface. Et là, surprise, au bout de 28" de recherche, nous voyons un départ sous une strate, pile là où nous l'avions imaginé. Et cerise sur le gâteau, il y a du courant d'air ! En 10 mn cela devient pénétrable et Fabien m'invite à passer. Au bout de 5 m, ça s'agrandit nettement sur encore 8 m jusqu'à une colmatage laissant passer un peu de courant d'air. Autre surprise, nos yeux tombent sur un graffiti avec un nom écrit (André Julier 28/03/66). Il y a 60 ans donc !


 

 Il se trouve qu'André Julier a trouvé l'aven du Rabiné en juin 1967. Aucun écrit n'existe sur cette cavité dont l'entrée a été rebouchée à un moment donné. Elle peut donc devenir la 3e entrée au réseau, si les obstacles peuvent être franchis. On verra ça dans les prochaines semaines.

Eric 

jeudi 9 avril 2026

Aven des Lézards, Monts de Lacaune

Aven des Lézards, mardi 7 et mercredi 8 avril  2026. Massif de la Mauriole, Brusque.

 Béa, Caillou

Comme dit dans un précédent mail, un couple de retraité ne se résout pas à quitter les Monts de Lacaune.

Bivouac le lundi soir sur la parking du village de vacances de Céras (Brusque).

Le mardi matin nous partons vers l'entrée de l'aven des Lézards, dans les pentes raides qui dominent la source et l'évent de Céras, 100m plus haut en altitude et 300m en distance de ce dernier.


 

Il s'agit d'un trou que j'ai découvert le 18 mars dernier, dès l'entrée, après une courte désobstruction. Commençant par un puits, sondé à 6 m environ, il ne m'avait pas été possible de le descendre.

Ce mardi donc il ne reste plus qu'à poser la corde et à explorer le trou ! Un puits de 6 m environ et fissure et éboulis en bas ; belle gueule, courant d'air... et une lucarne à -3m continuée par un bout de conduit et un ressaut de 2 m donnant dans une mini salle.

Enthousiastes nous laissons notre matériel à l'entrée, non sans avoir relevé la topo, et redescendons à Céras. Lavage du matos, courses de bouffe, petite balade jusqu'au vieux château de Brusque... Et à nouveau bivouac sur notre parking !


 

Le lendemain, mercredi, nous montons, comme la veille, en haut du village de vacances (avec la bénédiction du personnel d'entretien) pour gagner un peu en dénivelé, car ça grimpe sec pour aller au trou ! Nous montons piochon, pied de biche, seau, pailles, scie, tout le nécessaire du parfait désobeur.

Après plus de 5 h environ de travail, entrecoupées de la pause pique nique, nous descendons de 3 mètres entre éboulis et paroi, suivant une fissure latérale étroite. nous pouvons stocker les déblais dans deux alcôves. Nous coupons également des bouts de bois pour étayer notre éboulis afin d'y travailler en sécurité. Au final, rien d'évident... Mais une séance reste à faire pour savoir s'il peut y avoir une suite en suivant verticalement la fissure parallèle ou si, au contraire, ça repart sous l'éboulis, auquel cas ce sera "très mal barré" !


 

Évidement l'intérêt de la cavité est sa situation, dans l'alignement "perte de la Mauriole, aven de Soubras, Évent de Céras"... Si réseau il y a, il est forcément dessous !

Caillou



 

Camp sur les Monts de Lacaune

Camp "Monts de Lacaune" du 4 au  6 avril 2026.

Vendredi 3 avril : 

Polo, Typhaine, Mélanie, Béa, Caillou

Bivouac pour les premiers arrivés à Marcounet, sous un fort vent glacial ! Heureusement le proprio des lieux arrive et nous prête la grange pour se mettre à l'abri !

Samedi 4 avril :

Aven du Mont Marcou

Yvan, Polo, Typhaine, Mélanie, Béa, Caillou

Yvan nous ayant rejoint tôt le matin nous entrons dans la cavité vers 10h30. L'équipement est facile grâce aux broches, chaînes et sangles de déviations en place. Nous nous relayons à l'équipement et Yvan se chargera du grand puits de 140 m.

 

L'ambiance est humide dès le premier puits, un petit ruisselet se jetant dans la cavité. Mais c'est dans le P24, qui précède le grand puits, que nous serons les plus arrosés, surtout à la remontée ! Heureusement le grand puits est un peu à côté du plus gros du ruissellement. 

Typhaine hésite à descendre le P140 et préfère nous attendre à la salle de Joly. Ce n'est que partie remise et une prochaine explo est à programmer ! Donc une fois en bas nous ne traînons pas pour remonter et déséquiper le tout.

Nous sortons vers 16h30 et profitons du beau temps, sans vent, pour "désenkiter" et plier les cordes. Quelques boissons rafraîchissantes sont là pour nous désaltérer ! 

Nous rejoignons enfin le gîte du Déves où nous attendent déjà Luc, Jérôme, Jean-Christophe et Céline.

Luc et Jérôme en ont profité pour repérer l'entrée de Panthère, de Ostéopo (deuxième entrée de Panthère), et la résurgence de Rose dans laquelle ils vont faire un tour jusqu'à la salle Cambos.

La soirée ne manque pas d'ambiance, un tant soit peu bruyante, au détriment d'un groupe de cycliste qui vont se coucher assez tôt, mais qui donneront la pareille, tôt le lendemain matin, pour ceux d'entre nous qui ont dormi dans le dortoir !

Dimanche 5 avril :

"Panthère - O2" / "O2 - Panthère" / "O2 - résurgence de Rose"

Quel programme !

Une équipe (Luc, Jérôme, Mélanie, Typhaine, Céline) qui part équiper la falaise de 75 m d'accès (l'un des accès) à la vire où s'ouvre l'aven O2 pour descendre par O2, et remonter par la traversée dite "indirecte".

Une autre (Béa, Jean-Christophe, Yvan, Polo, Caillou) qui entre dans Panthère pour passer par "l'indirecte" et sortir par O2, en déséquipant O2 (sur la demande du club des "Passe Par Trous"). 

Et en commun la visite de l'amont de la rivière au delà du P35 d'accès à celle-ci.

Aucun soucis, les cordes sont en place dans toute la cavité et les deux équipes au complet, ou presque, se rejoignent dans la rivière amont de Rose. Luc a préféré rejoindre la surface via Panthère, puis, sur des hésitations de cheminement, ne connaissant pas, préfère au final se retourner et sortir par la résurgence... Comme quoi, bien des possibilités de sortie dans ce réseau ! et d'égarement...

Les équipes s'inversent donc, en déséquipant O2 et la falaise, avec un superbe point de vue !

Ce sont 6 à 7 h d'explo, environ, qui seront tout de même nécessaires ; la rivière amont, avec ses mains-courantes plutôt "tire bras" et ses biefs, prenant pas mal de temps.


 

Alors que Céline et Mélanie rentrent vers leurs doux foyers, le reste de l'équipe se rend à nouveau au gîte. La soirée rivalisera d'ambiance et s'étirera au-delà, pour certains d'entre nous...

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 6 avril

Traversée "Quinze de la" - "Mary's Baby" (et inverse)

Comme la veille, deux équipes, chacune de par une entrée. Enfin, trois équipes.

Une équipe de secours (Polo et Typhaine) : établissement du PC au bord du Dourdou, entre Arnac et Brusque.

Une autre (Béa, Yvan, Caillou) qui entre par "Quinze de la", avec quelques cordes pour doubler celles existantes, car nos informateurs ont un doute sur leurs intégrités.

Troisième équipe (Jérôme, Luc et Jean-Christophe) qui entre par Mary's Baby, avec des cordes pour doubler aussi éventuellement les équipements en place, qui ne sont plus en place (à part la main courante d'entrée).


Tout se passe au mieux, nos deux équipes se croisent dans l'affluent, et ressortent toutes les deux pratiquement en même temps, après moins de 4 h d'explos.

Nous retrouvons la première équipe de soutien moral et logistique au bord du Dourdou ; after, lavage de quelques cordes, et nous nous séparons...


 

Un couple de retraité n'a pas envie de partir du coin et va bivouaquer à Céras, mais ce n'est plus dans le cadre du Camp !

En épilogue, après ce compte-rendu plutôt purement "spéléo' logique' technique", que vous avez bien entendu tous lu et relu avec enthousiasme et envie, les larmes aux yeux, nous n'avons évoqué que si peu les deux bonnes soirées conviviales que nous avons passées.

Il faut féliciter nos fournisseurs et nos cuisiniers, sans qui nos agapes n'auraient pas eu autant de saveurs et de délices, à faire pâlir les plus grands des chefs étoilés.

Merci donc à Jean-Christophe, Polo, Yvan, et les "petites mains" qui, dans l'ombre, ont œuvré à la réussite de ces fabuleux repas !

Dommage pour les absents au  camp !  

Caillou

 Toponymie : "O2" Rose, "Panthère" Rose, "Ostéopo" Rose, Rose "Mary's Baby", "Quinze de la" Rose... Si pas compris cherchez pas.



mardi 31 mars 2026

Aven des Quatre Vents : Welcome to Mars

 Vendredi 27 mars 2026, aven des Quatre Vents, Larzac.

Tiphaine, polo

On sent que la fraîcheur est de retour nous somme donc bien content de repartir sous terre.
 
 Malgré certaines frénésies ces derniers temps, nous nous retrouvons seulement à deux pour cette balade.
 
Typhaine souhaite découvrir son potentiel en sortie profonde. Ces derniers temps elle enchaîne des projets mûris de longues discutions et entraînements pointus. Des puits de plus en plus hauts, pas toujours avec les plus '' sérieux'', mais avec des chênes costauds. L'équipement complexe accompagner des fameux initiateurs du Club. Et là descendre aux alentours de-400 ! Youpi !
 
Direction la boulangerie, et le café, après avoir éviter une prise d'otage par des agents bureaucratiques d'une certaine agence, obligé de collaborer un minimum si on veut avoir des impressions A3 de qualité. 
Sur la route on redéfini notre rythme, du fait du repoussement de l'heure de sortie après une discussion avec Mélanie. On peut donc être à la cool et aller visiter avec largesse dans les plus hospitalières étroitures. En gardant la casio sous la pommette !
  
Ça claque les portes, marche, saute des clôtures, bouge du bois, frotte et rote, ripe. Salut la dolomie et salut le calcaire, Welcome to Mars, sacrée galerie.
 
 On a le temps, alors allons en dessous des 400, ça permet d'expliquer et d'observer de beaux mousquetons lépreux! J'en double un au cas où, et je vais l'oublier à la remontée évidemment! 
Géologiquement Il y a bien des petits fossiles dans le calcaire, en bas dans le collecteur peut être quelques semblant de géode. Il y a plusieurs strates de roches stratifiées noires friables, du charbons? Marne/argile? ferreuse? Plutôt horizontales. 
 
 
 
 
 
On a visité succinctement le petit collecteur et les galeries de Mars. Celles ci sont assez esthétiques, les plafonds grandioses de taille et de régularité, le mythe de cthulhu n'a qu'à bien se tenir ! On va visiter le fossile blanc, attention fragile, c'est beaux, c'est blanc alors comme ici et ailleurs dans cette cavités et les autres restons propres pour que les générations futures voient elles aussi ces magnifiques spectacles que nous offre l'eau et la roche ! 
 
A la remontée on va s'enticher d'un kit. Qui tel le faisan au bords de route nous attendait avec son grand œil rond. A qui remettons nous ce petit mais lourd animal, humide et sablonneux ? 
Typhaine l'a pris sur tout les grands puits pour ne pas à avoir à se faire l'étroit final ! Chapeau l'artiste ! 
Nous voilà sorti à faire les flamands roses, dansant d'une jambe à l'autre pour se changer dans le courant d'air vivifiant du causse. 


C'est la fin de la représentation, et demain on en programme une seconde, c'est sans se nettoyer que l'on ira se balader dans les rues et prônait olfactivement La Speleo Caussenarde! Viva carnaval !
 

 
 

 
 Polo
 

 

Aven de Combe Grèze : Aller retour en TGV.

 Dimanche 29 mars 2026, aven de Combe Grèze

Hugo, Pierre

Nous rentrons sous terre vers 9 h 45 et nous allons jusqu'au bout du méandre sans fin qui de plus en plus porte bien son nom...
Hugo ne résiste pas à la tentation d'aller voir un peu plus loin que le dernier élargissement effectué, on vous rassure, le méandre continue...
Nous sortons à midi et quart pour rentrer à la maison où la tartiflette finira de nous réchauffer.

Aven de Can Plat : tricotage...

Aven de Can Plat, causse Méjean, 28 mars 2026

Après un petit cache-cache dans les bois nous voilà devant l’entrée de Can Plat.

Zack équipe les 2 premiers kits : une dyneema à l'endroit, une dyneema à l’envers …
 
Pendant ce temps le reste de l’équipe admire les concrétions, les ratapenades, le nonos incrusté dans le plancher stalagmitique, le courant d’air bien marqué… Puis Océane (qui a bien fait de ne pas prendre sa pagaie) dégaine sa clef de 13 pour équiper le dernier kit qui nous mènera jusqu'à la côte sympathique et flaquesque de -147m .

 La désob en stand-by de l’Alpina et la MJC Rodez restera en l’état….
 
 Avant la remontée un petit tournoi de billes avec les perles est proposé mais comme Zack est mauvais perdant, et, en plus il vient de péter la sangle de son bloqueur de pied, on laisse tomber le tournois et il remonte suivi de Philippe  alors que nous attaquons le déséquipement avec Océane…

Dehors un p’tit café/biscuits/averses de grêle sous les parapluies fini de nous mettre la banane et en conclusion : belle cavité à dimension humaine parfaite pour un perf à l’équipement car pas sur-saturé de spits et AF et bon apprentissage à la gestion de son ami le kit dans le méandre et autres courtes galeries sans se mettre la rate au court-bouillon…

Océane, Zack, Philippe (Aragonite), Aude 

Grotte de la Verrière, causse Noir.

 

Un compte rendu un peu tardif, donc le mercredi 18 mars nous avons visité la grotte de la Verrière :
 
Jo, Guitou, Jean-Pierre, Bernard Roques, Alice et son fils, Danièle.
 
  
La cavité est toujours aussi belle, malgré les empilements de concrétions cassées. Nous avons pu observer les empreintes de doigts sur le plafond , avec un doute sur leur ancienneté (la couche de calcite qui les recouvre à pu se former assez récemment). L'eau était présente dans la plupart des gours, mais ne les remplissait pas totalement, ce qui est étonnant après toutes les pluies de l'hiver.
 

 
 
Nous sommes allés jusqu'au fond de la désob, abandonnées semble-t-il car le boyau doit communiquer avec une autre grotte du secteur. Le courant d'air était présent.
 

 
 
La topo que j'ai fait passer date un peu, elle est signée de Martel !!
Y-a-t-il une autre topo plus récente ?
 
Danièle

vendredi 20 mars 2026

Aven des Quatre Vents : la technique du "CCC"

 Jeudi 19 mars 2026, aven des Quatre Vents, Larzac

Jo, Caillou

Nous rentrons sous terre à 11h, et nous voilà partis pour le ré équipement des puits de 46, 13 et 14 (-200 à -275). 

En haut du premier, le P46, je commence à vouloir défaire le nœud de l'ancienne corde, et puis, bon, au final, le "couteau coupe corde" (abréviation "CCC") s'avère bien plus rapide et efficace ! Le CCC sera donc la technique utilisée pour tous les puits ! De toute façon les cordes sont complètement HS.

Autre technique intéressante : laisser son kit en haut du puits, descendre le puits, et remonter le chercher. Jo innove ce nouveau concept d'entraînement sur corde. A connaître.

Le ré équipement de la zone se fait sans problème, et facilement, grâce aux AF et broches en place. Par contre j'ai abandonné d'enlever certaines anciennes plaquettes : boulons impossibles à dévisser (oxydés), ou spit qui tourne (sur le Y du deuxième tronçon du P46), près à s'arracher, vieux mousquetons coincés... Bref faudra s'y coller au déséquipement complet pour laisser propre, en amenant les outils nécessaires !

Il est à peine plus de 14h que nous en avons terminé. Petit casse croûte au départ du "Fossile Blanc" avant d'aller y faire un petit tour (photos jointes), on est juste à côté. Cela permet à Jo de continuer son entraînement à la compression du thorax, technique intéressante à maîtriser pour le passage d'étroitures.

A 15h nous entamons la remontée, chacun, au début, avec son kit de vieilles cordes. Nous revoyons la lumière du jour vers 18h30, bière sans alcool au parking et retour à nos pénates ! Une belle explo.

 

Pour info il y a un kit de vielles cordes à Frisson Roche (bas du P25 de Mai) qu'il faudra remonter à l'occasion. il peut se diviser pour l'alléger en pensant à prendre un kit vide...

Maintenant il ne reste plus qu'à descendre au fond (Aval Actif de -350 à -410) pour planter quelques spits inox ou AF en remplacement des goujons de 8mm de l'équipement fait en première. On pensait prévoir une explo début avril. Puis on pourra tout déséquiper. Ce sera un gros boulot !

Caillou

Canyons de Fustugères et Roujanel : à quand la prochaine dose ?

Canyons de Fustugères et Roujanel (affluents de la Borne), Lozère sauvage, 20 et 21 juin 2026. Sandrine, Alex, Aude (Alpina) Marie (GS Chan...