Jeudi 14 mai 2026, Gouffre des
indomptables, salle du trou du vent
Présents : Aude, Gwladys, Polo,
Yvan, Pierre
Suite à une réunion de haut niveau à
la guinguette du camping le mercredi soir, nous arrivons enfin à
décider la sortie du lendemain ce sera la salle du trou du vent par
les indomptables. Pour le premier jour, nous choisissons une sortie
tranquillou et pas trop humide. Rendez vous est donné à 10 h au
parking de la fontaine de l’ours, sur les hauteurs d’Arbas.
Nous arrivons au parking sous une pluie
humide, ce sera le thème du week-end... Sur place, nous rencontrons
des locaux qui vont faire la traversée Henne Morte - Commingeois,
ils ne sont pas inquiets des niveaux d’eau ce qui aiguise notre
curiosité...
Nous nous préparons et chacun rivalise
d’ingéniosité pour ne pas trop se tremper, poncho, veste...
Méthodiquement, nous suivons la description et nous arrivons aux
Hérétiques à 20 mètres des indomptables. De là à conclure que
les hérétiques sont des indomptables, il n’y a qu’un
pas...Bref, nous finissons par trouver la petite entrée et Aude se
colle à l’équipement, et arrivons assez rapidement à l’entrée
de la salle du trou du vent.
Et là, c’est grand, très grand !
Même avec des volumes énormes, on sent toujours un zeff. Nous
traversons toute la salle pour aller se mettre dans un boyau infâme
plein de boue et "moon milch" qui aura raison de la motivation des deux
plus précieux, même sous la torture, je ne dénoncerai pas mes
camarades, petit indice quand même, ça commence par Au et ça finit
par de, le deuxième commence par Po et finit par lo... Finalement,
ce sont eux qui ont été les plus malins !
La remontée se passe sans encombres et
nous déséquipons dans la foulée. Le retour est toujours humide et
nous retrouvons Caillou au camping. Une mise en bouche très sympa !
Pierre
Vendredi 15 mai 2026, Traversée
Henne morte/Commingeois
Gwladys, Aude, Pierre, Polo, Yvan,
Caillou
Il a neigé cette nuit au parking de la Fontaine de
l’Ours et c’est sous quelques averses de pluie/grêle/neige que
nous attaquons guillerets la marche d’approche de 50 min menant à
l’entrée de la Henne morte.
Un rayon de soleil nous accueille
et c’est parti pour le 1er puits que nous rappelons allègrement :
Alea Jacta Est comme dirait l’autre et les puits s'enchaînent à
un bon rythme, les premiers installant les cordes les derniers
tirants les rappels avec la cordelette de 6 mm.
Dès le 2ème
puits l’ambiance est donné : ça ruisselle, et cascatelle
gentillement il est vrai que la neige fondue plus pas mal de jours de
pluies dans les jours précédents notre venue et les remarques
pessimistes d’Agnès et Pascal sur l'état hydrologique du massif
ne pouvait conduire qu’à l’état de serpillière non essorée
pour l’ensemble de l’équipe…
Puits de la mort : un
magnifique P45 plein gaz que Yvan descend en premier…
un cri :
ça mouille !
Il est vrai que l’on se retrouve rapidement entouré
de touts pleins de jolies gouttelettes d'eau : le mode serpillière
est enclenché mais y’a pas le choix il faut continuer.
Deux
petits puits plus tard, un superbe affluent en sus et nous voilà en
haut du Puits de la Tentation (P75) qui, au vu du volume d’eau qui
se jette dedans, ne l'est pas vraiment!
Conseil de guerre avant
l’attaque, on est réglé comme du papier à musique, et si il y a
un puits où il ne faut pas que ça merde c’est bien celui-là…oui
mais….
Caillou installe la 1ère longueur de 25m et j’enchaîne
sur le dernier jet de 50m, ambiance de dingue, en bas on entend et
devine la cascade qui s’écrase dans une tempête d'embruns….
En
bas c’est jour de grande lessive, on se jette sur la M-C du P24 que
l’on descend dare-dare dans une atmosphère saturée d’eau.
Enfin
un petit coin à l’abri du courant d’air et l’on peut attendre
Polo et Gwladys désignés volontaires pour le tirage de cordes….
Pas
de lumière….
Toujours pas de lumière….
Et puis Caillou
émet le doute que peut-être on s'est un peu merdé sur la longueur
de la cordelette…
Bingo ! Polo remontera sous cascade pour
rabouter les 10 m de cordelette manquante pendant que Gwladys, qui
l’attend au palier, en profite pour se refaire un énième
shampooing anti pointes sèches.
Enfin on quitte l’actif et son
bruit assourdissant ….
Le reste n’est que crapahut pour se
réchauffer, un picnic vite avalé car ça caille et nous gambadons,
contents d'être heureux, accompagné par un bon courant d’air
frais de chouettes méandres en belles galeries.
Après quelques
passages bas et sableux la sortie en lucarne des Commingeois est
originale, on enchaîne les grandes M-C verdâtres installées pour
éviter la glissade au fond du talweg et nous trouvons le charmant
sentier de randonnée qui nous amènera aux bagnoles, affaires
sèches, miam-miam, bières, douches chaudes..etc….
En bref :
Traversée mémorable : c’était top!
Aude
Samedi 16 mai 2026, Peneblanque par
le SCC95, réseau « Blanc de Blanc »
Agnès, Pascal, Eric et son fils Louis,
Gwladys, Aude, Pierre, Polo, Yvan, Caillou
C'est sur la proposition d'Agnès et
Pascal, qui seront nos guides, que nous programmons la visite du
réseau « Blanc de Blanc » de Peneblanque, en rentrant
par le SCC95.
Tout est équipé ! Du tourisme
quoi ! Sauf que le SCC95 ne brille pas par ses volumes. Environ
30 bonnes minutes pour descendre à -60 jusqu'à la salle Wagner ;
boyaux verticaux, puits étroits, qui montent, qui descendent,
horizontal, inclinés, un peu boueux les premiers mètres, un peu
humide, ventilé à souhait ! Sensation de faire une coloscopie de la section d'un
intestin grêle...
Mais quel bonheur de prendre pied dans
la salle, immense, du Dromadaire que nous traversons pour nous
diriger vers le réseau « Blanc de Blanc ». Galeries
descendantes, remontantes, des bouts de nouilles dans des petits
puits, inclinés, verticaux, en biais, des remontées verticales,
inclinées, en biais, des mains courantes, des toboggans, pas
glissants, glissants, et des volumes partout... On ne s'ennuie pas !
Merci de l'apprendre par cœur pour le retour...
Et nous voilà au départ du « Blanc
de Blanc », plus blanc que blanc ça n'existe pas, la meilleure
des lessives chimiques est battue. Plus blanc c'est bleu, moins
blanc... C'est moins blanc.
On s’extasie devant la grande
colonne, on est ébahi par les coulées, la salle terminale parcourue
par Aude, en chaussettes (propres bien sûr), permet à Glwadys de
tourner l'un des plus beau clip vidéo de sa carrière (ou de
l'explo...).
Le retour se passe sans encombre, ou à
peu près.
Deux d'entre nous s'engagent, dans le
« Delta » (au grand effondrement), dans la mauvaise
direction, mais heureusement notre guide suprême Pascal nous
rappelle à l'ordre !
Un autre, solitaire, part vers le fond
d'une autre galerie (à gauche avant de remonter dans la Revanche),
sans doute pour faire un break dans le silence et la solitude, excédé
par le cliquetis des mousquetons et l'inutilité des propos échangés
(ça n'engage que moi). Allez savoir...
.jpg)
Arrivé à la salle de la Revanche, une
première info sur le manque de deux personnes : retour en
arrière d'abord vers la galerie juste avant ; notre spéléo
solitaire, de retour, retrouve la lumière de ses collègues. Merde
il est seul.
Retour à la Revanche, nouvelle info :
il en manque encore deux.
Retour en arrière ; on se
divise : deux au Delta, et deux dans la galerie de notre spéléo
solitaire.
Au Delta, victoire, une première
lumière, puis une deuxième ! L'équipe est au complet !
On suggère alors de se suivre de près en ayant toujours l’œil
sur nos guides suprêmes. Cela semble judicieux.
Donc, au retour, c'est la même chose
qu'à l'aller, ou à peu près, mais à l'envers. Reprendre donc les
paragraphes des descriptions dans l'autre sens : les galeries
qui montent descendent, etc... Sachez que l'ordre n'est pas
important, retenez l'essentiel. Et le SCC95 à l'envers, pas grande
différence avec l'endroit. C'est juste que la pesanteur fonctionne à
l'envers de la descente, enfin un truc comme ça. Cherchons pas à
comprendre.
Après 8h d'explo nous retrouvons enfin
la lumière du jour. Le retour rapide vers les voitures, au revoir à
Eric et Louis, retour au camping, apéro, repas, et after à la
« Guinguette » jusqu'à la fermeture.
Caillou