lundi 11 mai 2026

Grotte des Lacs : de gours secs en gours pleins

 Grotte des Lacs, Larzac, Saint Georges de Luzençon, 11 mai 2026

Guitou, Danièle, Irène.

Depuis quelques temps Guitou consulte ses vieux grimoires (publications spéléos d'antan) à la recherche de diverses cavités. C'est ainsi qu'il tombe sur la grotte des Lacs (extrait de Ratapanade n°1, Bulletin du S.C.M.J.C. Rodez).

C'est joli ce nom « grotte des Lacs », on imagine de belles salles avec de grands gours. Perdu ! les Lacs c'est juste la ferme à côté. Tant pis, l'élan est pris, direction la grotte des Lacs.

L'accès en est assez raide dans les bois et pentes du causse, pas de chemin tracé. Arrivés au pied du porche, l'accès à la cavité se fait par une petite escalade et nous accédons à la galerie d'entrée... qui rapidement s'abaisse sur de petits gours secs pleins de petites aspérités qu'il nous faut franchir à quatre pattes. Guitou qui nous a bien prévenu de prendre des genouillères a oublié les siennes, il souffrira en silence tout au long de la progression. Les gours secs se transforment rapidement en gours pleins, juste à l'endroit où il faut les passer à plat ventre...La galerie se poursuit entre quatre pattes et étroitures. La « salle » notée sur la topo permet de se tenir droits à trois, puis nous repartons à 4 pattes dans le « laminoir semi noyé » de la topo qui est devenu 100% boueux. Quand nous nous mettons sur deux pattes, enfin, étonnant nous trouvons des traces de doigts dans l'argile, datant d'avant la dernière crue car elles sont légèrement recouvertes d'argile. Il y a donc d'autres curieux dans ce pays !


 

Nous arrivons enfin dans la diaclase haute où la progression devient agréable et nous rejoignons l'actif qui se perd dans un petit trou sur la droite. Nous suivons le ruisseau jusqu'à une coulée de calcite qui barre en partie le passage. De l'autre côté, le niveau de l'eau est plus élevé, nous sommes sans doute arrivés au siphon, qui d'après la publication devait être plongé, mais nous n'avons pas la fin de l'histoire.

Les deux mètres de large de la diaclase me semblent largement surfaits, nous avons avancé souvent de profil, ceci vérifie l'adage bien connu des spéléos à savoir qu'avec le temps les galeries se rétrécissent !

Nous avons mis une heure et demi pour faire l'aller-retour, nous sortons bien mouillés et nous pique-niquons sur les pentes de la belle vallée des Lacs, au soleil.

Danièle

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Canyons de Fustugères et Roujanel : à quand la prochaine dose ?

Canyons de Fustugères et Roujanel (affluents de la Borne), Lozère sauvage, 20 et 21 juin 2026. Sandrine, Alex, Aude (Alpina) Marie (GS Chan...