vendredi 22 mai 2026

Camp massif d'Arbas, Pyrénnées, 14 au 17 mai 2026

 Jeudi 14 mai 2026, Gouffre des indomptables, salle du trou du vent

Présents : Aude, Gwladys, Polo, Yvan, Pierre

Suite à une réunion de haut niveau à la guinguette du camping le mercredi soir, nous arrivons enfin à décider la sortie du lendemain ce sera la salle du trou du vent par les indomptables. Pour le premier jour, nous choisissons une sortie tranquillou et pas trop humide. Rendez vous est donné à 10 h au parking de la fontaine de l’ours, sur les hauteurs d’Arbas.

Nous arrivons au parking sous une pluie humide, ce sera le thème du week-end... Sur place, nous rencontrons des locaux qui vont faire la traversée Henne Morte - Commingeois, ils ne sont pas inquiets des niveaux d’eau ce qui aiguise notre curiosité...

Nous nous préparons et chacun rivalise d’ingéniosité pour ne pas trop se tremper, poncho, veste... Méthodiquement, nous suivons la description et nous arrivons aux Hérétiques à 20 mètres des indomptables. De là à conclure que les hérétiques sont des indomptables, il n’y a qu’un pas...Bref, nous finissons par trouver la petite entrée et Aude se colle à l’équipement, et arrivons assez rapidement à l’entrée de la salle du trou du vent.

Et là, c’est grand, très grand ! Même avec des volumes énormes, on sent toujours un zeff. Nous traversons toute la salle pour aller se mettre dans un boyau infâme plein de boue et "moon milch" qui aura raison de la motivation des deux plus précieux, même sous la torture, je ne dénoncerai pas mes camarades, petit indice quand même, ça commence par Au et ça finit par de, le deuxième commence par Po et finit par lo... Finalement, ce sont eux qui ont été les plus malins !

La remontée se passe sans encombres et nous déséquipons dans la foulée. Le retour est toujours humide et nous retrouvons Caillou au camping. Une mise en bouche très sympa !

Pierre

Vendredi 15 mai 2026, Traversée Henne morte/Commingeois

Gwladys, Aude, Pierre, Polo, Yvan, Caillou

Il a neigé cette nuit au parking de la Fontaine de l’Ours et c’est sous quelques averses de pluie/grêle/neige que nous attaquons guillerets la marche d’approche de 50 min menant à l’entrée de la Henne morte.

 

Un rayon de soleil nous accueille et c’est parti pour le 1er puits que nous rappelons allègrement : Alea Jacta Est comme dirait l’autre et les puits s'enchaînent à un bon rythme, les premiers installant les cordes les derniers tirants les rappels avec la cordelette de 6 mm.

Dès le 2ème puits l’ambiance est donné : ça ruisselle, et cascatelle gentillement il est vrai que la neige fondue plus pas mal de jours de pluies dans les jours précédents notre venue et les remarques pessimistes d’Agnès et Pascal sur l'état hydrologique du massif ne pouvait conduire qu’à l’état de serpillière non essorée pour l’ensemble de l’équipe…
Puits de la mort : un magnifique P45 plein gaz que Yvan descend en premier…
un cri : ça mouille !


Il est vrai que l’on se retrouve rapidement entouré de touts pleins de jolies gouttelettes d'eau : le mode serpillière est enclenché mais y’a pas le choix il faut continuer.
Deux petits puits plus tard, un superbe affluent en sus et nous voilà en haut du Puits de la Tentation (P75) qui, au vu du volume d’eau qui se jette dedans, ne l'est pas vraiment!
Conseil de guerre avant l’attaque, on est réglé comme du papier à musique, et si il y a un puits où il ne faut pas que ça merde c’est bien celui-là…oui mais….
Caillou installe la 1ère longueur de 25m et j’enchaîne sur le dernier jet de 50m, ambiance de dingue, en bas on entend et devine la cascade qui s’écrase dans une tempête d'embruns….
En bas c’est jour de grande lessive, on se jette sur la M-C du P24 que l’on descend dare-dare dans une atmosphère saturée d’eau.
Enfin un petit coin à l’abri du courant d’air et l’on peut attendre Polo et Gwladys désignés volontaires pour le tirage de cordes….
Pas de lumière….
Toujours pas de lumière….
Et puis Caillou émet le doute que peut-être on s'est un peu merdé sur la longueur de la cordelette…
Bingo ! Polo remontera sous cascade pour rabouter les 10 m de cordelette manquante pendant que Gwladys, qui l’attend au palier, en profite pour se refaire un énième shampooing anti pointes sèches.
Enfin on quitte l’actif et son bruit assourdissant ….
Le reste n’est que crapahut pour se réchauffer, un picnic vite avalé car ça caille et nous gambadons, contents d'être heureux, accompagné par un bon courant d’air frais de chouettes méandres en belles galeries.

Après quelques passages bas et sableux la sortie en lucarne des Commingeois est originale, on enchaîne les grandes M-C verdâtres installées pour éviter la glissade au fond du talweg et nous trouvons le charmant sentier de randonnée qui nous amènera aux bagnoles, affaires sèches, miam-miam, bières, douches chaudes..etc….
En bref : Traversée mémorable : c’était top!

Aude

 Samedi 16 mai 2026, Peneblanque par le SCC95, réseau « Blanc de Blanc »

Agnès, Pascal, Eric et son fils Louis, Gwladys, Aude, Pierre, Polo, Yvan, Caillou

C'est sur la proposition d'Agnès et Pascal, qui seront nos guides, que nous programmons la visite du réseau « Blanc de Blanc » de Peneblanque, en rentrant par le SCC95.

Tout est équipé ! Du tourisme quoi ! Sauf que le SCC95 ne brille pas par ses volumes. Environ 30 bonnes minutes pour descendre à -60 jusqu'à la salle Wagner ; boyaux verticaux, puits étroits, qui montent, qui descendent, horizontal, inclinés, un peu boueux les premiers mètres, un peu humide, ventilé à souhait ! Sensation de faire une coloscopie de la section d'un intestin grêle...

Mais quel bonheur de prendre pied dans la salle, immense, du Dromadaire que nous traversons pour nous diriger vers le réseau « Blanc de Blanc ». Galeries descendantes, remontantes, des bouts de nouilles dans des petits puits, inclinés, verticaux, en biais, des remontées verticales, inclinées, en biais, des mains courantes, des toboggans, pas glissants, glissants, et des volumes partout... On ne s'ennuie pas ! Merci de l'apprendre par cœur pour le retour...

 Et nous voilà au départ du « Blanc de Blanc », plus blanc que blanc ça n'existe pas, la meilleure des lessives chimiques est battue. Plus blanc c'est bleu, moins blanc... C'est moins blanc.

On s’extasie devant la grande colonne, on est ébahi par les coulées, la salle terminale parcourue par Aude, en chaussettes (propres bien sûr), permet à Glwadys de tourner l'un des plus beau clip vidéo de sa carrière (ou de l'explo...).

Le retour se passe sans encombre, ou à peu près.

Deux d'entre nous s'engagent, dans le « Delta » (au grand effondrement), dans la mauvaise direction, mais heureusement notre guide suprême Pascal nous rappelle à l'ordre !

Un autre, solitaire, part vers le fond d'une autre galerie (à gauche avant de remonter dans la Revanche), sans doute pour faire un break dans le silence et la solitude, excédé par le cliquetis des mousquetons et l'inutilité des propos échangés (ça n'engage que moi). Allez savoir...

 

  Arrivé à la salle de la Revanche, une première info sur le manque de deux personnes : retour en arrière d'abord vers la galerie juste avant ; notre spéléo solitaire, de retour, retrouve la lumière de ses collègues. Merde il est seul.

Retour à la Revanche, nouvelle info : il en manque encore deux.

Retour en arrière ; on se divise : deux au Delta, et deux dans la galerie de notre spéléo solitaire.

Au Delta, victoire, une première lumière, puis une deuxième ! L'équipe est au complet ! On suggère alors de se suivre de près en ayant toujours l’œil sur nos guides suprêmes. Cela semble judicieux.

Donc, au retour, c'est la même chose qu'à l'aller, ou à peu près, mais à l'envers. Reprendre donc les paragraphes des descriptions dans l'autre sens : les galeries qui montent descendent, etc... Sachez que l'ordre n'est pas important, retenez l'essentiel. Et le SCC95 à l'envers, pas grande différence avec l'endroit. C'est juste que la pesanteur fonctionne à l'envers de la descente, enfin un truc comme ça. Cherchons pas à comprendre.

Après 8h d'explo nous retrouvons enfin la lumière du jour. Le retour rapide vers les voitures, au revoir à Eric et Louis, retour au camping, apéro, repas, et after à la « Guinguette » jusqu'à la fermeture.

Caillou

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